INTERNATIONAL JOURNAL OF LANGUAGE EDUCATION, COMMUNICATION AND DEVELOPPEMENT (IJLECOD)

Publisher:

INSTITUT UNIVERSITAIRE PANAFRICAIN

(Panafrican University Institute),

Autorisation : Arrêté N° 2011- 008 / MESRS /CAB / DC /SGM / DPP / DEPES /SP

Modifié par l’arrêté :N° 2013- 044 / MESRS /CAB / DC /SGM / DPP / DEPES /SP

Avakpa Tokpa, 01 BP 3950 Porto-Novo, Rép. du Bénin

Edited by:

Prof. Cyriaque C. S. AHODEKON

& Dr. Ibrahim YEKINI

 

Vol. 1, N° 2 – Juin 2012   ISSN 1840 –  6017


 

INTERNATIONAL JOURNAL OF LANGUAGE EDUCATION, COMMUNICATION AND DEVELOPPEMENT (IJLECOD)

Publisher:

INSTITUT UNIVERSITAIRE PANAFRICAIN

(Panafrican University Institute),

Autorisation : Arrêté N° 2011- 008 / MESRS /CAB / DC /SGM / DPP / DEPES /SP

Modifié par l’arrêté :N° 2013- 044 / MESRS /CAB / DC /SGM / DPP / DEPES /SP

Place de l’indépendance,  Avakpa-Tokpa,

01 BP 3950  Porto-Novo,  Rép.  du  Bénin

Edited by:

Prof. Cyriaque C. S. AHODEKON

& Dr. Ibrahim YEKINI

 

Editions SONOU d’Afrique

01 BP 3950, Oganla, Porto-Novo, Republic of Benin

Tél : (+229)  93 99 30 29 / 97 29 65 11

 

Vol. 1, N° 2 – Juin 2012   ISSN 1840 –  6017

 

 

Juin  2012
Copyright : Institut Universitaire Panafricain (IUP)

 

v No part of this journal may be reproduced in any form, by print, photo-print, microfilm or any other means, without written permission from the publisher.

 

 

National library, Porto-Novo, Republic of Benin

ISSN 1840 –  6017

 

Editions SONOU d’Afrique

01 BP 3950, Oganla, Porto-Novo, Republic of Benin

Tél : (+229)  93 99 30 29 / 97 29 65 11

 

Juin 2012


IJLECOD :

International Journal of Language

Education, Communication and Development

Vol. 1, N° 02 – Juin 2012    ISSN 1840 – 6017
Editorial Board:

NAMES

FUNCTIONS

ADRESSES

1

Prof.  Cyriaque C. S. AHODEKON

 

Editor in Chef

 

-Institut de la Jeunesse, de l’éducation Physique et du Sport (INJEPS), Porto-Novo, Université d’Abomey-Calavi,

-Directeur des Etudes et Président du Conseil Scientifique de l’IUP, Avakpa-Tokpa, Porto-Novo, Rép. du Bénin

2

Dr. Ibrahim YEKINI

Deputy Editor in Chef

 

Ecole Normale Supérieure de Porto-Novo, Université d’Abomey-Calavi, Rép. du Bénin

3

Dr. Viviane HOUNHANOU

Editorial Board Secretary

Département d’Anglais, Institut Universitaire Panafricain, Avakpa-Tokpa, Porto-Novo, Rép. du Bénin

4

Dt. Lateef A. AJANI

Public Relations

Secretary

French Department, School of Languages, Adeniran Ogunsanya College of Education (AOCOED), Otto / Ijanikin, Lagos, Nigeria.

5

Dt. Théophile G. KODJO SONOU

Deputy Public Relations Secretary

 

-Département d’Anglais

-Président, Institut Universitaire Panafricain, Avakpa-Tokpa, Porto-Novo, Rép. du Bénin.

 

 

Editorial Consultants

1

Prof. Alaba Akinola AGAGU

Faculty of Arts, Ekiti State University, Ado-Ekiti, Nigeria.

2

Prof. Kizito A. FOLORUNSO

Department of Languages and Linguistics, College of Humanities and Cultures, Osun State University, Ikire campus, Nigeria.

 

3

Prof. Médard D. BADA

Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines, Université d’Abomey-Calavi, Rép. du Bénin

4

Prof. Femi ONABAJO

Vice-Chancellor, Lead City  University, Ibadan, Nigeria.

5

Prof. Urbain AMOA

Vice-Chancellor, Université Charles Louis de Montesquieu, Abidjan, Côte-d’Ivoire.

6

Prof.   Rodolphine Sylvie WAMBA

University of Yaounde 1, Cameroun

7

Prof. Dominic AMUZU

University of Education, Winneba, Ghana.

8

Prof. Laure C. ZANOU

Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines, Université d’Abomey-Calavi, Rép. du Bénin

9

Dr. (Mrs) Ngwanma N.  DANDAM

French Department, School of Languages, Federal College of Education, Pankshin, Plateau State Nigeria.

10

Dr. Akanbi M. ILUKPEJU

University of Lagos, Lagos, Nigeria.

11

Dr. Olarenwaju MAKINDE

Faculty of Education, Lagos State University, Ojo, Lagos, Nigeria.

12

Dr. Albert O. ASHIPA

Emmanuel Alayande, College of Education, Oyo, Nigeria

13

Dr. Adeniyi O. ADEFALA

Taï Solarin University of Education, Ijebu – Ode, Ogun State, Nigeria

 

Table of Content

 

1- De la composition française dans l’enseignement / apprentissage du français langue étrangère

Dr. Olu OYAWALE………………………………………..10

2- Nigerian language policy and national development

Dr. Charles Okon EFFIONG………………………………45

3- Le théâtre et la réduction de la pauvreté

dans le développement de l’économie en Afrique

Dr. Albert Oguniyi ASHIPA………………………………………….75

4- La spécificité du français langue étrangère dans

la situation multilingue nigériane

M. Thomas Akanbi BALOGUN…………………………………….93

 

5- Birahima : Héros-Victime  de la désillusion,

dans Allah n’est pas Obligé d’Ahmadou Kourouma

Mme Victoria T. OTASOWIE &

Mme Gracious O. OJIEBUN ………………………………………..110

6- Dictionnaire, outil pédagogique  dans l’apprentissage d’une langue : cas de la langue française

M. Rabiu Olayinka IYANDA………………………………………122

7- Interférences lexicales entre deux langues étrangères :

l’anglais et le français

M. Lateef A. AJANI…………………………………………………….132

8- Introduction de « studio 100 niveau 1 et 2 » dans l’enseignement du français aux étudiants en année de licence au Nigeria

Mme Comfort Chioma OLOWOLAGBA ………………151

9- Examination malpractices and academic performance: the roles of lecturers in the vocational and technical education in nigeria tertiary institutions

Mme  Safurat Toyin AJANI ………………………………………..166

10- La femme africaine: symbole d’un nouvel ordre social

dans les ouvrages franco-africains.

M.  Sefiu SALAMI…………………………………………182

 

 

Editorial Policy:

The International Journal of language Education, Communication and Developement (IJLECOD) is published by Institut Universitaire Panafricain (Panafrican University Institute), Porto-Novo, Republic of Benin.

The Journal accepts for publication, articles written in French, English, Yoruba, Hausa, Igbo and other africain languages. Reserachers are hereby invited to send in their articles to cover the domains of Language Education, Communication and Development.

Articles must be typed, recorded on compact disc (C.D) or flash drive and submitted with two hard photocopies to the Editorial board.

Adress :

Institut Universitaire Panafricain (IUP), Place de l’indépendance, Avakpa-Tokpa, 01 BP 3950, Porto-Novo, République du Bénin.

E-mail : usafbenin@yahoo.fr / iupbenin@yahoo.fr

Site Web : iup-universite.com

 

DE LA COMPOSITION FRANÇAISE DANS L’ENSEIGNEMENT / APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS LANGUE ETRANGERE

Dr. Olu OYAWALE

Departement de Français,

College of Education

Ikere – Ekiti, Ekiti, Nigeria

Résumé

La composition française est dans un état miséreux dans nos départements de français, fautes de pédagogie défectueuse, d’apprentissage peu motivante et infructueuse de pratique insuffisante. La méthode guidée est proposée pour faire travailler professeurs étudiants avec un sérieux qu’exige une matière aussi important de premier plan qu’est la langue française. Est également proposé, un élargissement radical, des catégories de sujets pour démontrer l’ampleur des possibilités auxquelles la composition française pourrait s’adapter, et pour offrir aux étudiants suffisamment d’exercices nécessaires pour la réalisation des objectifs des programmes, à savoir, leur formation intellectuelle et rédactionnelle.

Cette raison implique une augmentation d’heures dans le programme d’étude. Nous proposons que la composition figure dans chaque semestre, et qu’elle soit assurée pour un minimum de deux heures par semaine.

 

Abstract

Performance in French Composition in our department is largely disappointing and worrisome. Several factors are responsible for this catastrophe: faulty teaching, unmotivated and ultimately counter-produvite learning process, and insufficient practice. The ‘‘guided’’ approach is recommended to make both teacher and student work hard towards realizing the objectives of the course which are, training of the mind, and of the means by which ideas are expressed. Subject areas have also been widened to offer teacher and student enough scope for exercise.

Enough time should be allocated on the time-table. We recommend that Composition be taught every semester of the degree/certificate programme, and for at least, two hours per week.

 

Introduction

La composition française par définition ‘‘exercice sur un sujet’’ (Petit Robert 1 1983 ; 352) se place dans le domaine de langage appliqué c’est-à-dire que la langue acquise/maîtrisée s’adapte à la rédaction d’un sujet proposé. Il découle de ces généralités définitionnelles deux principes pédagogiques majeurs qui soutendent la composition française, à savoir, faire travailler l’esprit sur un sujet, et faire travailler l’expression pour une communication efficace des idées.

L’importance de la composition française reste ainsi fermement sur sa double fonction de faire développer l’intellect – réflexion, lecture, recherche, accumulation et traitement des idées et de faire développer la mise au point langagière. Ce qu’on dit (QUOI) et la manière structurale de la dire (COMMENT) sont ainsi deux compétences de valeur égale, comme Mokwenye (1994 ; 1) l’a bien affirmé.

Malheureusement, l’importance de la composition reste largement mal appréciée dans le système éducatif. Notre expérience de professeur / examinateur / évaluateur de français, langue étrangère nous a permis de constater l’état miséreux du français écrit de nos étudiants et une performance intellectuelle et rédactionnelle à caractère décevant et gênant. A quoi et à qui la faute ?

  1. 1. Faute de Programme Scolaire

La composition française n’occupe qu’une place médiocre dans la liste des matières. Une brochure typique de département de français montre que la composition figure dans quatre semestres seulement sur six dans le programme d’étude, l’année préparatoire incluse. Ceci veut dire qu’en effet il y a une insuffisance flagrante d’exercices de composition dans nos classes de langue (Ajiboye 1996 ; ix) ce qui nuit à la maîtrise en langue française.

Nous proposons une augmentation radicale d’heures pour un exercice compétent et fructueux. La composition devrait figurer sur la liste des matières de chaque semestre du programme d’étude. Ceci nous donnerait dix (10) semestres de pratique. En plus, il faudrait un minimum de deux heures par semaine, la première pour ‘‘explication’’ / discussion en classe et préparatifs pédagogiques appropriés et la deuxième pour la rédaction sur place, ou la critique par le professeur des devoirs corrigés. Ceci implique que pour tout semestre, l’étudiant travaille chaque semaine parce qu’on l’occupe convenablement ! Bien sûr, dans les classes supérieures, le professeur pourrait accorder à ses étudiants deux semaines pour faire la réflexion et la recherche pour les sujets sérieux.

 

  1. 2. Faute de pédagogie

On n’enseigne guère la composition dans nos classes. Le plus souvent le professeur ne propose pas un sujet et demande aux élèves /étudiants d’offrir leurs points de vue là-dessus. Parfois, il propose un  sujet pour le devoir et après correction, les fiches / cahiers sont rendus, et l’étudiant se voit aussi évalué. Il peut obtenir les mentions A, B, C, D, E, et F n’apportant rien à sa formation intellectuelle.

Le professeur devait faciliter cette formation par une intervention directe, déterminée et soutenue. Il devait non seulement proposer un sujet mais aussi faire travailler ses étudiants pour la production de texte bien écrit. Leur faire réfléchir, étudier une classe animée par le professeur), leur faire chercher et accumuler les idées par la lecture de texte (journaux, hebdomadaires, mensuels ouvrages, etc.), le renseignement (recherche, contact directs, interviews, questionnaires, discussion), leur faire traiter les idées (évaluation, agencement) et, finalement, leur faire travailler l’expression (grammaire, syntaxe, lexique, style). La formation intellectuelle et la formation rédactionnelle, voilà à notre avis les objectifs dignes, et même ‘‘héroïques’’ de la composition scolaire.

 

  1. 3. Faute apprentissage

L’étudiant, faible intellectuellement, faute de pratique remet dans un certain délai trop court au professeur ou à l’examinateur sa copie  suite à la loi du moindre effort. Il feuillette un ouvrage rempli de pièces toutes faites, et le sujet de devoir figurant là-dedans, presto, il fait sa copie ! (Plus de trente fois au cours des années, nous avons ‘’rencontré’’ des étudiants de dernière année faisant une demande d’emploi à un directeur de lycée et prétendant d’avoir (déjà) une maîtrise es lettres et plusieurs diplômes de traduction y compris plusieurs d’années vous plaît’’ le poste d’interprète/traducteur dans ‘’votre école de renommée mondiale’’, située dans un coin reculé)

La composition toute faite chère à certains enseignements de français à des faiblesses conceptuelles et des désavantages pratiques que l’étudiant sous-estime à son péril quel que soit le ton général du sujet, la pièce toute faite n’est rien que l’exercice personnel de l’auteur et ne devrait prétendre d’être la pièce idéale qui soit valable pour tous par exemple, la ‘’ville natale’’ décrite par Ajiboye (1996) ; 65) ne ressemble point à la ville natale de Monsieur Oyawale ni certainement celle de Monsieur le Professeur Tunde Adjiboye, originaire d’Ila Orangun, au Sud-ouest de Nigeria. Etant donné que nous connaissons, Ila Orangun qui Grouille du monde du matin jusqu’au soir’’, et la ville natale typique nigériane ne se vante d’avoir des gratte-ciel. Les étudiants sortis de nos quelques grandes villes telles, Abuja, Enugu, Ibadan, Lagos et Kaduna par exemple, s’identifieraient sans difficulté avec les grands immeubles et l’immense foule évoqués par Ajiboye. Les ‘’villageois’’  s’y trouveraient perdus, damnés.

Notre argument est que la composition toutes faite sert magnifiquement à l’étudiant paresseux qui, au lieu de réfléchir ou rechercher le sujet, se travailler la rédaction, s’adonne au plagiat. En fait, notre expérience de professeur et d’examinateur/évaluateur de composition au secondaire ainsi qu’au niveau supérieur nous a pleinement montré que les récits du genre en question exercent un attrait presque irrésistible au candidat paresseux et malhonnête. Et ce n’est un secret pour personne que les étudiants dans leur immense majorité trichent aux cours des devoirs ainsi qu’aux examens, en recopiant les essais tout faits.

  1. 4. Limitation des catégories de sujet

La presque  totalité des ouvrages en vente se limitent aux trois catégories populaires consacrées par le temps et l’usage – Narration, description et argumentation. (Invariablement, la correspondance y est traitée comme indispensable, ce qui est une erreur de jugement comme nous le feront voir plus loin). Quelques sujets sont traités sous chaque rubrique – huit ou dix, au maximum, et mots et expressions jugés significatifs par l’auteur sont ‘‘expliqués’’ en guise de ‘‘pédagogie’’ (Ajiboye 1996, Adesola 2000, Mokwenye 2004, par exemple).

Nous voulons dire que la composition offre un domaine très vaste de possibilités enseignement / apprentissage enrichies de thèmes divers. El il faut donc dépasser le classement traditionnel. Aux catégories sus-mentionnées on pourrait ajouter quatre ensembles : Présentation, Biographie, Rêves et Réflexion. (Voir rubriques). De même nous proposons un élargissement des dimensions de la Description pour y inclure portrait, hommage, publicité, compte rendu et Profil.

Le but est de restituer à chacun de ces cinq genres de description l’importance pratique qu’il mérite et qui lui a été injustement refusé en classe de composition. Il nous semble éminemment utile de faire reconnaître la véritable diversité de thème pour en exploiter pleinement les possibilités pour la pratique en classe.

Il découle de notre pressentiment au sujet des pièces faites que la méthode d’enseignement / apprentissage en Composition traditionnelle nous a mal servi. A sa place nous proposons la méthode ‘’guidée’’. Les étudiants de première ou deuxième année s’affrontant à la composition devraient s’appuyer sur des esquisses simples servant de propositions à la préparation de leurs récits. Cette rédaction guidée facilite la formation systématique des jeunes esprits du point de vue de la recherche des idées pertinentes. Elle est également utile pour les étudiants ‘‘avancés’’ qui ont déjà une expérience considérable dans la composition, et qui voudraient pousser plus loin la pratique en vue de perfectionnement de l’habileté de rédaction.

Nous avons choisi la méthode guidée parce qu’elle sert à proposer des idées à examiner et des directions à suivre. L’étudiant n’est pas obligé de tout prendre. Il sélectionne. Le but nous l’avons insisté, en est délibérément de faire réfléchir un peu l’étudiant, de le faire travailler. Acquérir les idées, essayer des constructions grammaticales, chercher les mots justes, et agencer habilement les idées accumulées, voilà comment aspirer à l’originalité, comme Adelayo (1993 :7) l’a bien affirmé, voilà comment réussir la Composition française.

 

5. Quelques sujets de composition française proposés

Nous proposons en tout, douze catégories offrant des thèmes divers : Présentation, Biographie, Portrait, Profil, Hommage, Publicité, Description, Compte-rendu, Narration, Situation Imaginées, Rêves, et Réflexion. Nous offrons en exemple, l’approche guidée pour quelques sujets choisis au hasard.

6. I- Présentation

Se présenter ou présenter quelqu’un est un genre de composition française le plus rudimentaire. Il s’agit ici de donner des éléments qui individualisent, qui permettent de reconnaître sans nulle confusion une personne, à savoir.

(i)           description exacte des traits physionomiques et physiologiques visibles, etc…

(ii)         état civil.

Essentiellement, c’est un portrait signalétique. Ce genre de description sert bien au débutant de se présenter ou de ‘‘présenter’’ ses proches -papa, maman, frère (s), sœur (s), ami (e) (s) favori (te, s), camarades) de classe ou de chambre, etc., en quelques lignes, en français simple et direct.

 

Sujets proposés

  1. Moi
  2. Mon père
  3. Ma mère
  4. Mon frère aîné / cadet
  5. Ma sœur aînée / cadette
  6. Mon oncle favori
  7. Ma tante favorite
  8. Mon ami (e) favori (te)
  9. Mon / ma camarade de classe ou de chambre.

 

  1. 6. II-   Biographie

Ce genre d’écrit se consacre à l’ensemble des activités et des événements pour chaque être dans l’espace de temps compris entre la naissance et la mort. C’est un gros tableau fait de portraits physiques et moraux des individus ; de souvenirs de personnes, des lieux, des événements et des expériences ; et finalement, d’impressions des grands acteurs et des circonstances du drame de la vie.

Sujets proposés

(1)    L’histoire de ma vie / Une autobiographie

(2)    Mon enfance

(3)    Mon adolescence

(4)    Un souvenir de mon enfance / adolescence / jeunesse

(5)    Mes années d’étude au secondaire

(6)    Mon père / ma mère : Une biographie

 

6. III-  Portrait

Selon le cas, un portrait peut être :

1. Signalétique, c’est-à-dire, qui fait connaître ou reconnaître une personne à partir des éléments qui servent à l’identifier (Petit Robert, 1983 ; 975, 1813). L’essentiel ici sont la description physique sommaire (taille, couleur des yeux, trait particuliers) et l’état civil. Ce genre de portrait a un but spécifique. Il sert d’identification officielle, et ce trouve dans les passeports et certaines espèces de carte d’identité.

2. Personnel, c’est-à-dire qui décrit une personne quelconque.

Exemple : Son papa/maman/sœur/frère/ami favori/professeur/camarade de chambre/le Général Obasanjo/Monsieur Oyawale, etc. Les signalements enrichis de traits physionomiques (au nez pointu ; ‘ ‘ou visage rond/oblong’’), de traits de caractère (‘’gentil’’, guelard, sympathique, sévère) et d’habitude (‘’elle aime la musique, elle est passionnée de l’art indien. Il boit trop), tout ceci parvient à donner un portrait physique et moral d’une personne.

Ce genre de portrait sert bien au débutant de se présenter ou de présenter ses proches en français simple, non-prétentieux. Plus tard, au fur et à mesure des connaissances interpersonnelles, conceptuelles, et historiques conjoints à la maîtrise de la langue, l’étudiant pourrait élargir le portrait en faisant un rapport étroit le physique et le moral, entre l’homme et son milieu, entre l’homme et ses actions, entre l’homme et l’autrui, entre l’homme et les particularités de sa situation, réussissant par là un grand portrait à la fois physique, moral et impressionniste.

3. Typologique, c’est-à-dire qui rassemble  des caractères organisés en un tout, constituant un instrument de connaissance et permettant de distinguer des catégories d’individus. (Petit Robert, 1983 ; 2024).

Les types humains peuvent se considérer du point de vue ethnique, sexuel, professionnel, à titre d’exemple, portrait du fonctionnaire nigérian / agent de police/étudiant noir en Europe/infirmière/professeur d’université nigérian/nouveau – riche/Yoruba/coureur de femmes/personne vaniteuse, etc.

Sujets proposés

1)      Moi- : Un Autoportrait

2)      Ma famille

3)      Mon père/ma mère/mon frère/ma sœur/

Mon oncle favori/ma tante favorite/mon neveu favori/ ma nièce favorite/mon fiancé/ ma fiancée/mon mari/ma femme/ mon ami (e) favori (te)

4)      Mon héro/héroïne/une personnalité historique (quelconque)

5)      Mon professeur de français

6)      Le foyer polygame

7)      L’étudiante fainéante

 

6 . IV-  Profil

Il existe une forme de description où l’exercice d’une fonction de professeur est d’objet d’intérêt, de contemplation et d’analyse. Ce genre de portrait se prendre sur l’esquisse psychologique d’un individu par rapport à ses aptitudes professionnelles (Petit Robert ; 1539).

En classe de composition, l’étudiant peut faire le profil d’une personne de métier quelconque qu’il connaît bien, ou son ingéniosité à l’appui, il peut s’imaginer, médecin, industriel, policier, chauffeur etc. et d écrire la fonction et la comportement professionnel qu’il aurait assumés.

En fait, la pratique du profil devrait être une affaire régulière. Nous suggérons que chaque étudiant fasse au cours du programme d’études les profils d’agriculteur, avocat, commerçant, chanteur, député, journaliste, médecin, policier, prêtre et professeur. C’est un bon exercice.

 

6. V-   Hommage

L’hommage est un discours ou texte diffusé pour saluer la vie et l’œuvre d’une personnalité d’influence politique / littéraire / intellectuel / gouvernementale / professionnelle etc. qui est le héros du jour. Toutefois, l’hommage est le plus souvent diffusé à l’occasion de la mort de quelqu’un dont on ressentit vivement la disparition.

C’est une forme de portrait flatté, impressionniste, parfois sobre et, larmoyant, dans le cas d’un défunt, parfois exubérant dans le cas d’un vivant qui fête son anniversaire un prix, un poste ou la sortie de film/ouvrage. Dans tous les cas, l’essentiel en est d’évoquer les grands faits de la vie et l’œuvre de la personne, ce qui l’a distinguée, son influence actuelle, et ce qu’elle devrait laisser en héritage à son pays, à sa profession, à ses survivants et à la postérité.

L’hommage peut être bref : quelques lignes dans une publication (journal, hebdomadaire, magazine) ou quelques minutes d’oratoire devant le cercueil, ou dans une séance en l’honneur d’un disparu. Et l’hommage peut être long : oraison funèbre à la Bossuet, qui traîne, ou édition entière d’hebdomadaire.

L’étudiant en composition évoquera en grandes lignes la vie et l’œuvre de la personne, c’est-à-dire faire une biographie très sommaire dont l’emphase sera portée sur l’importance des contributions faites à une communauté spécifique, une société entière, ou au monde qui se sent favorisé par l’existence du ‘‘héros’’ ainsi honoré, ou bien le cas, appauvri par la mort de la personne pleurée.

 

6 VI-  Publicité

La publicité cherche à présenter un objet ou une personne sous une lumière délibérément rayonnante pour le faire valoir, apprécier, accepter. Entrent dans ce genre d’écrit les ‘‘profils’’ (payés, bien sûr) de produits, idées, services, institutions, organismes, même de pays, publiés sur les pages précieux des journaux, des magazines et des hebdomadaires, et destinés à une large audience, nationale ou internationale. De même des brochures spécieuses diffusées par les agences de tourisme et les propagandes religieuses, politique etc. distribuées gratuitement ou affichés.

Bref, objet de marchandise, services de secteur tertiaire, poste au idéologie politique, doctrine religieuse, personnes, villes et nations, tous pourraient bénéficier de l’art persuasif du publicitaire. L’étudiant devrait s’appuyer sur les aspects et les caractères positifs de ce qu’il veut présenter et en articuler l’appel et les avantages. Portrait impressionniste de l’objet, embellissement sûre de ses traits ou caractères, certaine mesure à exagération de son appel conjoint à une manipulation subtile de la psychologie du public visé, voilà les éléments qui entrent dans la composition du texte à caractère publicitaire.

Vive le marketing ! Vive la promotion !

Liste de ‘’publi-profils’’

(1)    Produits et Services

(2)    Villes et pays

(3)    Organismes / Institutions scolaires

(4)    Personnes.

Exemple :

Personnes

Suggestions :

Faire élire ou sélectionner un candidat à un poste quelconque, voilà le but de la propagande ou la recommandation.

Une ‘‘publicité’’ réussie portera attention sur les points suivants : qualifications académiques, professionnelles, et attitudinales, témoignages de la reconnaissance publique, et l’appui de celui qui fait le publi-profil.

 

 

 

  1. I. Formule d’introduction
  • Nom du candidat
  • Poste visé
  • Depuis quand/ en quelle qualité le connaissez-vous ?

II- Qualifications

–          Académique

  • Institutions fréquentées
  • Certificats/diplômes et années d’obtention

–          Professionnelle

  • Depuis quand exerce-t-il le métier ?
  • En quelle qualité exerce-t-il le métier ?
  • Qu’est-ce qu’il a apporté à la profession des points de vue des innovations/prestiges/réputations ?

–          Attitudinale

  • Traits de caractère qui le mieux qualifie le candidat au poste

III. Témoignage

–          Œuvre / Travaux / mission / recherches, etc.

Accomplies

–          Honneurs / pri

IV- Recommandation

–          Valorisation succincte du candidat

* il est éminemment qualifié… ‘‘ / ’’ il est le meilleur candidat …..’’, etc.

* Qu’est ce qu’il apportera à ses nouvelles fonctions ?

Expérience / compétence / panache / prestige, etc.)

 

V. Formule de conclusion

– Appel à la bienveillance du public ou patron

* ‘‘Votez un candidat compétent ! / ‘‘Votez-’’

– Au cas de lettre, formules de politesse formelle, tells

* Veuillez agréer, Monsieur….. Etc.

 

6 VII- Description

La description présente dans son ensemble une personne, un objet, un organisme, un événement, une situation ou une idée.

Parfois, on peut énumérer les caractères physiques d’une structure, tels par exemple la façade d’une église, ses longueur, largeur, hauteur, extérieur, intérieur, dessin, style, etc. ; ou d’une maison, tels type, dessein architectural, couleur (s), nombre de pièces, etc. parfois, il s’agit d’énumérer les parties composantes d’un objet ou organismes (telles par exemple d’une faculté universitaire ou école), de présenter comment il s’organise, comment il fonctionne, et quelles sont les activités ou services par lesquelles il se définit. Parfois, on raconte un événement qui s’est passé, quand, pour quoi et comment ; quel a été le dénouement ou la signification, etc. Et parfois, on décrit les sentiments qu’on éprouve envers quelqu’un, quelque chose ou un événement.

Quel que soit la nature ou l’objet de la description, le but en est essentiellement, de fournir des renseignements qui font connaître, reconnaître, saisir, ou faire valoir ce qui est décrit.

Sujets Proposés

(1)    La maison familiale

(2)    Ma ville natale

(3)    Mon département d’origine

(4)    Mon état d’origine

(5)    Mon pays, le Nigeria

(6)    Notre département de Français

(7)    Notre Club de Français

(8)    Le système éducatif au Nigeria

(9)    Mon plat favori

(10)Mon Collège/Université

(11)Clubs et Associations au campus

(12)Un jour typique de ma vie d’étudiant

(13)Un week-end typique au campus

EXEMPLE :

SUJET :      Ma ville natale

SUGGESTION :

  • Signalements

–          Nom

–          Département

–          Etat

* Nom et point sur la carte du Nigéria

  • Population
  • Caractère Physique

–          Grand / petit ; pays plat / montagneux / boisé.

–          Rivière (s)

  • Economie

–          Agriculture

–          Commerce

  • Structures

– Eglises/mosquées/palais/écoles/hôpitaux, clinique/

Hôtels/bâtiment d’Etat/Stade/immeubles particuliers

  • Caractère Psychologique

–          Vie mouvementée/paisible/ennuyeuse

–          Centres touristiques

–          Les attraits

  • Personnalités Célèbres

–          Rois/hommes politiques/militaires/hommes d’affaires/ philanthropes/universitaires, etc.

  • D’autres traits particuliers

–          Crime (cambriolage, vol, fraude, etc.)

–          Centre d’importance historique/culture/touristique.

–          Surpopulation

–          Pollution

–          Bruit

–          Coût de la vie

–          Equipes sportives (foot, tennis, etc.)

 

(IX) Impressions

–          J’aime bien cette ville/ je la visite souvent.

–          Je ne l’aime pas/plus ; la vie rustique ne m’attire plus, etc.

 

6 VIII- Compte-rendu

Le compte-rendu présente dans son ensemble un ouvrage, un film ou un spectacle en dégageant avec exactitude et précision les idées essentielles.

Le Compte-rendu exige formellement la fidélité à la structure logique du texte ou la succession des événements dans le film/spectacle. Il exclut tout commentaire ou jugement de la part de l’étudiant tout en exigeant qu’il rédige, dans la mesure du possible, avec ses propres termes, ne gardant que mots, phrases et expressions qui paraissent significatifs.

Adeboye (op. cit ; 34) a bien noté ce qu’on doit éviter dans le compte-rendu de texte :

(a)    Ne pas employer ‘‘l’auteur dit que’’

(b)    Le compte-rendu ne doit pas être l’assemblage de phrases de la facilité et la clarté de rédaction

 

Sujets Proposés

1)      Un film intéressant que j’ai vu

2)      Un livre / roman / article / pièce que j’ai lu

 

 

 

6 ix   Narration

La vie se bâtit de grands événements et de petits. En fait, très souvent les propos, situations, expériences et témoignages ‘‘banals’’ s’édifient en un grand tableau impressionnant.

Vacance chez un oncle, excursion à une grotte, voyage de nuit pénible au commissariat de police, accident de   route, voyage de nuit etc., chacun peut laisser des impressions inoubliables, ou marquer à jamais une personne. Et il est presque certain qu’au cours de sa vie, chacun de nous fera l’expression ou le témoignage de ces événements.

L’étudiant de Composition devrait très souvent narrer ses expressions/témoignage, et ceci de manière vivante, pittoresque, drôle ou dramatique, mais tout à fait vraisemblable.

 

Sujets proposés

1) Mon premier jour au collège/Université

2) Une fête familiale/religieuse/sociale/culturelle à laquelle j’ai

assisté

3) Un voyage récemment effectué Un voyage mémorable

4) Le jour le plus heureux/misérable de ma vie

5) Les vacances prochaines

6) Une journée au marché

7) Excursion à un centre touristique

8) Une visite d’urgence à l’hôpital

9) Un accident de voiture

10) La nuit des cambrioleurs

Situations Imaginées

L’esprit humain possède éminemment la faculté de se représenter des images et des situations qu’on a déjà perçus (Imagination reproductrice), de former ceux qu’on n’a pas perçus, même de faire des combinaisons nouvelles d’images (Imagination créatrice).

L’imagination pourrait aussi se projeter à un avenir lointain dans le sens d’envisager des situations ou des circonstances que le temps peut engendrer ou influencer. Ainsi pourrait-on par exemple, s’imaginer à l’âge de 70, ou imaginer qu’est ce qui adviendra au Nigeria en l’an 2222 ! (Imagination prévisionnelle) (petit Robert ; 1960 – 961, 1527).

Reproduire, créer et envisager sont tous des œuvres de l’imagination.

 

Sujets Proposés

1)      Voleur incroyable

2)      Un bon rêve

3)      Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera Rira bien qui rira le dernier

4)      Le trompeur trompe

5)      Malheur aux assoiffés !

6)      Malheur aux affamés !

7)      Malheur aux tricheurs

8)      Moi, d’ici 10 ans

9)      Moi à l’âge de 501 ans

10)  Moi, professeur de français

11)  Le Nigeria d’ici 50 ans

 

6. XI-   Rêve

Le rêve dans le domaine de l’imagination créatrice et les êtres humains possèdent la faculté de former des représentations et des images pour satisfaire un besoin, un désir ou pour refuser une réalité pénible.

En classe de Composition française, on à faire à un métier/profession qu’on aimerait exercer, à l’image mentale de mari ou de femme idéale, et à des situations qu’on souhaiterait sans espérer jamais les obtenir.

 

Sujets Proposés

1)      La carrière de mon rêve

2)      Le mari/la femme de mon rêve

3)      Le Nigeria de mon rêve.

 

6. XII-  Réflexion

Il existe bien des sujets de portée académique, économique, philosophique, politique, religieuse, scientifique et sociale qui exigent la réflexion. Or, la réflexion se nourrit d’autant d’observation critique que de connaissances solides, ce qui fait que l’étudiant portera à son travail : faits concrets (date/décisions/ décrets/chiffres, etc.) et faits divers (événements/opinions personnalités/ouvrages, etc.).

En fait, le dictionnaire définit ‘’réflexion’’ comme ‘’le retour de la pensée sur elle-même en vue d’examiner à font une idée, une question, un problème’’. (PETIT ROBERT ; 1638) et nous entendons par là qu’un sujet de réflexion exige le raisonnement suivi portant sur les faits aussi bien que les commentaires nourris de connaissances sûres et de positions valables.

Les sujets de réflexion sont très variés et riches en nuances. On peut partir d’une affaire aussi ‘‘simple’’ ou banale que celle favorisée par les enseignants de lycée : ‘‘Quelle est votre matière préférée ?’’ ou ‘‘Pourquoi aimez-vous le français ?’’ C’est là la genèse figurant sur le programme d’études, ensuite faire part de ce qu’il aime ou n’aime pas à propos de chaque matière, puis, relever pourquoi il aime telle ou telle matière à l’appui des facteurs matériels et psychologiques : ‘‘Le français ressemble bien à l’anglais du point de vue de lexique’’, ‘‘On s’amuse dans la classe de français’’. Le professeur nous fait apprendre chansons, récits et jeux’’ A partir du moment où on fait des constats, établit une comparaison des méthodes de classe, et détermine des préférences, on engage la pensée en vue d’examiner à fond une idée ou d’affirmer une position. Plus tard, quand l’étudiant de troisième ou quatrième année s’affrontera à des sujets ‘‘compliqués’’ : ‘’A quoi sert la religion ?’’ /’’Les problèmes de la langue dans mon pays’’, le même processus de réflexion de ses débuts entrera en vigueur, bien que pleinement développé et mûri par les connaissances et la pratique. A ce niveau seront exigés l’esprit d’analyse qui saisit et pose les deux côtés d’un problème/question/proposition/idée, une vue d’ensemble et une prise de position.

 

Sujets Proposés

  1. Pourquoi j’aime ma langue française
  2. Mon projet pour l’avenir
  3. ‘‘L’homme ne sait fournir un effort continu’’
  4. Si j’avais 5 million de Naira/si je deviens riche/L’argent permet tout’’
  5. ‘‘L’argent ne fait pas le bonheur
  6. Les joies de la démocratie
  7. La vie en ville ou la vie au village
  8. A quoi bon le mariage ? /Le mariage est-il nécessaire
  9. Les problèmes de la langue au Nigeria
  10. La radio et la télévision : rivalité saine et heureuse dans l’apprentissage des langues
  11. A quoi sert la religion ?
  12. Les causes et les solutions au problème du vol à main armée dans le pays
  13. Principe processus et pouvoir de l’éducation
  14. La place de la femme est dans le foyer
  15. C’est la vie ! Esquisse d’une méditation sur l’existence humaine

Exemple

Sujet : Pourquoi j’aime la langue française

 

Suggestions :

I  Statut de la langue française dans le monde

– Langue internationale

– La plus répandue après l’anglais

– Elle est parlée sur tous les continents

– Langue officielle dans la plupart des, pays d’Afrique de l’Ouest

– Tous les pays limitrophes du Nigeria sont francophones

– Le français, langue, privilégiée au Nigeria.

 

II- Votre ‘‘affaire’’ avec la langue

–          Quand avez-vous commencé à l’étudier ?

–          Où ?

–          Pourquoi aimez-vous la langue ?

* Facile à apprendre

* Elle ressemble beaucoup à l’anglais

* Les sons me fascinent

* Les chansons/les récits/les gestes/les jeux/les films

– Où en êtes-vous maintenant dans votre étude de la langue ?

* Année préparatoire au collège / première /deuxième / troisième

Quatrième année au collège/université.

 

III – Raisons ‘‘Suffisantes’’ pour aimer la langue

–          Pourvoir lire, comprendre et s’exprimer dans une langue aussi prestigieuse

–          Matière très pratique : exercices de classe, travaux de laboratoire, films, chansons saynètes, jeux, etc.

–          La matière est très bien enseignée

* Méthodologie efficace

* Professeurs habiles, sympatriques

* Infrastructures : laboratoire/salle de télé/appareils et gadgets

– Bilinguisme français – anglais

* Privilège très apprécié : ‘’citoyen du monde’’ homme cosmopolite

* Communication à l’étranger

Francophone/communication ‘‘sans frontières’’

*Lectures

* Radio

* Films

* Emploi dans un pays francophone

* Emigration ?

– Profession / carrière de rêve

* Enseignement / Diplomatie traduction / Interprétation / Commerce international, etc.

– Connaissances générales

* La civilisation/culture/littérature de la Francophonie

* Possibilité  d’élargir les horizons par le voyage.

7.  La correspondance

Faire une lettre en tant qu’exercice scolaire suit une démarche particulière et se sert de formules qui sont spécifiques à des situations bien particulières. La structuration de la lettre de demande d’emploi par exemple, est trop connue pour qu’en la ressasse. De même, les formules d’ouverture, de demande, de présentation des coordonnés et de clôture. Qui plus est, on ne prend aucune liberté avec les ‘‘veuillez agréer… l’expression de mes sentiments distingués’’, qui sont éminemment gauloises !

Même la lettre dite informelle sert, elle aussi de formules consacrées par le temps et l’usage. Qui ose tutoyer son professeur, par exemple, ou se faire des formules d’affection nécessaires pour terminer la lettre même de demande d’argent) à son papa ? En fait, les ‘‘Je t’embrasse’’, et ‘‘Je t’aime profondément’’, etc. sont une partie constitutive de la structure de la correspondance informelle/intime française. Et la lettre informelle reprend dans l’essentiel des thèmes trouvés dans la composition normale – situation personnelle, narration d’un événement, description d’un objet/personne/situation, souhaits, espoirs et craints et aussi, réflexion (quoique sommaire), et les grandes questions de la vie. Nous estimons que ces thèmes sont mieux traités dans un schéma favorisant une rédaction recherchée et ample, loin de quelques lignes de la lettre.

 

Conclusion

La composition française nous l’avons bien démontré, est un exercice d’importance majeure dans le programme d’études de français, langue étrangère. Elle offre au Professeur et à l’étudiant des défis, en les embrassant vivement, professeur et étudiant participent à la réalisation des objectifs principaux de cette matière, à savoir, la formation intellectuelle et rédactionnelle de l’étudiant à l’enrichissement de son vocabulaire à l’acquisition du style, voire maîtrise de la langue.

Il y a un aspect de la composition qui est virtuellement méconnu : elle est la base de plusieurs entreprises ‘‘créatrices’’ où la personne du métier exploite les procédés de la composition.

Idées/connaissances/renseignement à travers communication/expression appropriée dans l’exercice de sa profession. Ainsi est-il que le journaliste, biographe, romancier, historien, publicitaire, critique, portraitiste, rapporteur en fait, tout écrivain, sont des ‘‘produits’’ de la classe de la composition française. C’est là une raison de plus pour qu’on la prenne au sérieux.

A un niveau purement académique, nous devrions tous nous rappeler l’importance de la composition  française que voici représentée par gradation :

COMPOSITION       DISSERTATION       THESE         OUVRAGE

(SERIEUX) PUBLIE. Qui ose refuser d’accepter que le savant ou l’universitaire érudit ait débuté par la composition française des années scolaires ?

 


Bibliographie

Adebayo (A) : (1993) : Textes et travaux de langue française,   Ibadan, Jator Publishing Company.

Adesola, (T) : (2000) : Techniques of french composition for

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Cressot, (M) : (1974): Le style et ses techniques, Paris, P.U.F.

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Grevisse, (M) : (1992) : Le français correct : guide pratique

Gembloux. Ducilot.

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et locutions, Paris, les Usuels du Robert.

Robert (P) : (1983, 1998) : Le petit Robert : dictionnaire de la langue française.   
NIGERIAN LANGUAGE POLICY

AND NATIONAL DEVELOPMENT

Dr CHARLES OKON EFFIONG

Department of English

College of Education, Afaha Nsit,

Akwa Ibom State, Nigeria.

Abstract

It is a statement of fact that no nation can excel economically, technologically, politically and otherwise if the educational policies are not well programmed and implemented. Education is instrument ‘par excellence’ for effecting national development and language is a powerful instrument of education. Language is a medium of instruction and a subject in the curriculum, and as an instrument for teaching and learning, it has much to contribute to national development. This paper focuses on the provisions of the language policy in the National Policy on Education and the extent to which the implementation of these provisions can facilitate national development.

 

 

 

Introduction

Language, defined by Crystal (1987) as the systematic, conventional use of sounds, signs, or written symbols in a human society for communication and self-expression, is crucial and central to development. Through language, the process of teaching and learning is conducted. It is essential for the overall socio-economic and political development of a nation. Government policies and programmes are formulated in language and are equally implemented through language.

In monolingual and multilingual nation states, the place of language in education and development cannot be gainsaid. This cuts across its use as the medium of instruction in schools, its use as expression of identity, record keeping, social interaction, administration and instrument of thought. Everything thought of and done in and out of government by individuals and groups are realized through language medium.

The language situation in Nigeria is a complex one. No linguist can cite with certainty the actual number of indigenous Nigerian languages. Figures usually put forward range from 200 to 500 and above. Greenberg (1971) gives an estimate of 248 Nigerian languages, Elugbe (1990) puts the figure at 394-400 languages, Grozier and Blench (1992) indicate about 400 languages, Grimes (2004) records 515 languages while Essien (2005) arbitrarily gives 400 Nigerian languages. This complex situation warrants the adoption of a multilingual language policy in Nigeria.

The Universal Declaration of Linguistic Rights of 1996 endows the individual with certain inalienable personal rights in language matters. These rights include the right to be recognized as a member of a language community; the right to use one’s mother tongue both in private and in public; the right to have one’s language and culture being taught in school; and the right to equitable presence of one’s language and culture being taught in school; and the right to equitable presence of one’s language and culture in the communications media (UDLR, 1998, p. 4)

Besides the indigenous languages, the use of English as official language and the adoption of French as another official language make Nigerians to have many languages to speak at their disposal. Also, Arabic is studied and used as a religious language by the Moslems. This language situation in Nigeria calls for the need to adopt well formulated language policies and implementation strategies which can cater for the general interests of Nigerians. Language is a veritable instrument of development; if it is properly utilized, it can facilitate development.

1. The Language Policy In Nigeria

The Nigerian language policy is enshrined in the National Policy on Education which was first published in 1997 after the 1969 National Curriculum Conference. The document had been reviewed in 1981, 1998 and 2004. All the editions contain government’s policy statements with regard to the use of language in education.

The 2004 edition of the policy contains language provisions which centre on the importance of language, the mother tongue language policy and the use of English and French at the primary and secondary levels of education. The document also declares French as the second official language in Nigeria. The following are the provisions of the policy.

In section 1, subsection 10 (a) of the policy, the following statements are made:

Government appreciates the importance of language as a means of promoting social interaction and national cohesion and preserving cultures. Thus, every child shall learn the language of the immediate environment. Furthermore, in the interest of national unity it is expedient that every child shall be required to learn one of the three Nigerian languages: Hausa, Igob and Yoruba (p.10).

 

Also in section 2, subsection 14(c), the policy in relation to early childhood/pre-primary education indicates that government shall:

 

(c)          Ensure that the medium of instruction is principally the mother-tongue or the language of the immediate community; and to this end will:

 

(i)            Develop the orthography of many more

Nigerian languages and

 

(ii)   Produce textbooks in Nigerian

languages (p.12).

 

For primary education, the policy stipulates in section 4, subsection 19(e) and (f) thus:

 

(e)                          The medium of instruction in the primary school shall be the language of the environment for the first three years. During this period,

English shall be taught as a subject.

 

(f)                               From the fourth year, English shall progressively be used as a medium of instruction and the language of immediate environment and French shall be taught as subjects (p.16).

 

With regard to secondary education, the policy states in section 5, subsection 22(d) that secondary education shall:

 

Develop and promote Nigerian Languages, art and culture in the context of world cultural heritage (p.18).

 

In subsection 24(a) i, ii, iv, and v the policy notes that every student in junior secondary school shall offer the following core subjects, among others:

1. English

2. French

3. Language of the environment to be taught as L1

4. One major Nigerian language other than that of the environment to be taught as L2 (p.19).

 

The policy stresses that the language of environment shall be taught as L1 where it has orthography and literature. Where it does not have, it shall be taught with emphasis on oracy as L2.

In subsection 25 (b) the policy notes thus in respect of senior secondary school:

 

(a)        Every student shall take all the six (6) core subjects in group A…. (p.21).

 

The list of the core subjects in group A are (i) English Language (ii) Mathematics (iii) A major Nigerian Language (iv) One of Biology, Chemistry, Physics or Health Science (v) One of Literature-in-English, History, Geography or Religious Studies (vi) a Vocational subject. English Language and a major Nigerian language are thus included in the list of core subjects to be offered at senior secondary school level. Also, for the non-vocational electives, French and any Nigerian language that has orthography and literature are among the elective subject to be offered at the senior secondary school level.

With regard to French, the policy notes in section 1, subsection 10(b) thus:

(b) For smooth interaction with our neighbours it is desirable for every Nigerian to speak French. Accordingly, French shall be the second official language in Nigeria, and it shall be compulsory in primary and junior secondary schools but Non-Vocational Elective at the Senior Secondary School (p.10).

 

The above highlights on the provisions of the National Policy on Education, with regard to the language policy, give a picture of government’s good intention about our indigenous languages and foreign languages in the Nigerian educational system. The essence is to develop and promote our indigenous languages and foreign languages in the school system and to make our children become literate and proficient in the use of these languages.

2. National development

National development is a complex phenomenon consisting of multi-dimensional process involving the totality of man in his political, economic, psychological and social relations. Development involves the interaction between the environment, the economy and society which results in progress and change. Development could be recorded at the various segments of society – community, local authority, State and Federal. In all these spheres, development could be measured in terms of physical structure, educational, economic, political, social and cultural growth, among others. Essien (2003) defines national development as:

A process of cumulative change that results from positive forces that raise productivity and real income per head, create more employment opportunities and achieve a wider distribution of gains from the change itself in a national state. National development is multi-dimensional, encompassing political, legal, socio-cultural, administrative and linguistic changes. In all these dimensions of development language is a common denominator (p.22).

 

National development entails total human development. The development of a nation cannot be measured only by the gigantic, magnificent, or prestigious physical projects it has. Development is all embracing. It must cater for the material and spiritual wellbeing of the citizens. The focus of national development must be on human capacity development, individual good and collective wellbeing of the citizens. From which ever multidimensional angle one looks at national development, the fact still remains that language has a significant role to play in national development. Bamgbose (1991) stresses this fact thus:

National development is often defined narrowly in socio-economic terms. But even within such a restricted definition, the role of language is important. This can be shown in the link between literacy and development… Since literacy liberates untapped human potential and leads to increased productivity and better living conditions, it is not surprising that countries which have the highest rates of literacy are also the most economically advanced (p.7).

 

The above reference is a pointer to the place of language in national development. Since language forms the medium of imparting knowledge and education is an important index of development, the role of language in national development is thus significant. Language is a medium of literacy and without it no development can occur in any society. The citizenry needs to be educated and the only means to achieve this is through language.

 

3. The role of language policy in national development

 

We noted earlier that language has a significant role to play in national development, considering the functions of language in society. But from the viewpoint of language policy, we are going to consider the various aspects of the policy such as the mother tongue policy, the English language policy and the French language policy and how these can contribute to national development.

 

3.1. The Use of the Mother Tongue

The Nigerian language policy encourages multilingualism. With regard to early childhood/pre-primary education, the policy states that “government shall ensure that the medium of instruction is principally the mother tongue or the language of the immediate community”. By this policy, the mother tongue as the medium of instruction is promoted. Every child is encouraged to have access to education through his language. Language does not pose a problem to the pupils during the teaching/learning process, at least for the first three years, since the language they are familiar with is used as a medium of instruction.

The importance of the mother tongue in learning has been stressed by a number of scholars. In all the discussions, the advantages of using the mother tongue in educating the child outweighs that of a foreign language, English, for instance. Chumbow (1990) notes that “the use of the mother tongue in school in the first years of schooling enhances continuity in the child’s learning process and therefore maximizes his intellectual development” (p.63).

It is an established concept that language is an important variable in learning and intellectual development. Since the child’s early concepts are usually moulded in the mother tongue, the continuous use of the language in school will help the child to learn better and develop faster cognitively. Mother tongue education increases motivation, initiative, creative and productive learning.

At the junior secondary level, the policy makes it mandatory for students to study two Nigerian languages, that is, L1 and L2. The L1 is the language of the environment while L2 is one of the major Nigerian languages, that is, Igbo, Yoruba or Hausa. This provision also aims at promoting the mother tongue. At the senior secondary level, the policy encourages the study of a major Nigerian language that has orthography and literature as a non-vocational elective subject. The implication of the policy in respect of the mother tongue is that government recognizes the importance of the mother tongue in education and therefore encourages it at these levels of education.

The use of the mother tongue in education is a means of projecting the Nigerian culture since language is an embodiment of culture. No national development can take place in isolation of national cultures in which language forms a major part. Language is one of the indices or markers of culture. Using the mother tongue in formal education helps people to identify much more easily with their cultural heritage. The National Policy on Education (200) emphasizes the relationship between language and culture thus: “Government appreciates the importance of language as a means of promoting social interaction and national cohesion and preserving culture” (p.10).

Language is an essential component of culture. The Whorfian Hypothesis of Linguistic Relativism makes clear this relationship between language and culture. Thus, when we are promoting our indigenous languages we are likewise promoting our culture, our national identity and our value system. Emenanjo (2000) notes that the strategies of national development depends on the understanding of the culture, the adaptation of its elements for political, educational and economical progress, as well as its strengths for social integration and development.

The use of Nigerian languages as a means of instruction and subject of study in schools invariably entails the promotion of literacy in the mother tongue. Nigeria is a country where the majority of languages exist only in the spoken medium. The multilingual language policy encourages language development. Abercrombie (1968) notes that “knowing a language means being able to read it, write it, speak it and understand it when spoken” (p.16). In other words, our knowledge of language should proceed beyond the oral aspect (as it is the case with most Nigerian languages); the language should be reduced to writing as well. Continuous use of the mother in education will lead to the development of orthography, primers, readers, dictionaries, manuals, among others, in these languages. Some languages have attained these already. A lot more are still in need of development.

The provision in the policy that government will “develop the orthography of many more Nigerian languages and produce textbooks in Nigerian languages” (p.12) is an indication of government’s seriousness in the development of Nigerian languages. If these languages are developed, they will facilitate development in education, politics, health, communication and technology among other areas.

3.2. The Use of English Language

The genesis of the use of English in Nigeria dates back to the middle of the 16th century when the British came to Nigeria for purposes of exploration, evangelization, trade and colonization. During this early period, English-based pidgin was in use to meet the communication needs of the people. But later in the first part of the 19th century, some form of Standard English evolved. This was the period when schools were established and formal education was introduced (Eka, 2000, p.61). Similarly, Jibril (1986, p.50) notes that “English began to be formally studied in Nigeria in the middle of the nineteenth century when missionaries began to establish schools and mission stations in coastal towns such as Lagos and Calabar”.

Several years after independence, English language in Nigerian has assumed a more important status. It has become not just a second language but also an important official language. For instance, it has become the language of instruction in schools, a core subject of study in schools, language of administration, legislature, press, national broadcasting, judiciary, commerce, among others. The language policy with regard to primary education notes that:

The medium of instruction in the primary school shall be the language of the environment for the first three years. During this period, English shall be taught as a subject. From the fourth year, English shall progressively be used as a medium of instruction (p.16).

 

At the junior secondary school and senior secondary school, the document provides that English shall be taught as a core subject and it shall also be used as a language of instruction.

As we had noted earlier, language has a significant role to play in national development. English language in the context of the language provisions has served three purposes in education. In the first place, it is a language of literacy; secondly, it is a subject of study in schools and thirdly, it is a medium of instruction in schools. From the viewpoint of literacy, it should be noted that the initial introduction of children to the rudiments of reading and writing is done in English. From orals to written language, English generally serves as a model in the teaching of other languages.

As a core subject in school, knowledge of the subject opens one up in the understanding of other subjects in the school. The mastery of the subject makes one to speak intelligibly and be understood, not necessary by Nigerians but also by non-Nigerians, particularly the L1 speakers of English. The importance of the language is stressed in its being made a requirement for admission into higher institutions and employment.

As a language of instruction, it helps to bring the various ethnic nationals together under one umbrella in the school system. In an urban area where there are people from different ethnolinguistic settings, it would have been difficult to use a particular native language as a language of instruction in schools. English, a neutral language, thus comes in handy to play this role of integration. It makes communication possible in schools between pupils, students, and teachers despite ethnolinguistic differences. Oluikpe (1984) notes that “when we fail to communicate effectively, we fail to impact whatever ideas and knowledge we wish to contribute to humanity. The language of communication in our present circumstance is English” (p.69). Other subjects in the curriculum are introduced to the pupils and students in English. This would have been difficult in indigenous languages considering the dearth of materials in these subjects in indigenous languages. Ekah (2004) stresses that:

The quality of knowledge gained by the learners in any subject in the Nigerian educational system hinges on the degree of understanding of the language in which the knowledge is imparted. Knowledge is power, without it, a person is incapacitated to contribute to national development (p.61).

The teachers of English are therefore saddled with the responsibility of training people to make them sound and effective citizens who are capable of promoting a good, efficient and egalitarian society. English language thus plays an important role in socializing the children to become active participants in the life of the nation. The policy states that “education is an instrument for national development; to this end, the formulation of ideas, their integration for national development and the interaction of persons and ideas are all aspects of education” (p.6).

English Language, both as a subject of study and a medium of instruction, is a facilitator to national development.

 

3.3. The Use of French Language

The language policy in respect of French states that:

For smooth interaction with our neighbours it is desirable for every Nigerian to speak French. Accordingly, French shall be the second official language in Nigeria and it shall be compulsory in Primary and Junior Secondary Schools but Non-Vocational Elective at the Senior Secondary School (p.10).

 

Apart from English, another foreign language which occupies a special place in our educational system is French language. As at today, French is the second international language after English. It occupies the position of a second official language in Nigeria. Geographically, Nigeria is surrounded by Francophone countries. Nigeria is bordered by Niger to the North, Benin Republic to the West, Chad and Cameron to the East (Bamgbose, 1991). Other countries which speak French and are members of ECOWAS in which Nigeria is a member are Togo, Burkina Faso, Mali, Guinea, Senegal and Cote d’ Ivorie. The headquarters of ECOWAS is in Nigeria and most of the member countries are Francophone. It is therefore needful that Nigerians must speak French.

The advantages of studying French in Nigeria are enormous. Firstly, a vast majority of Nigerians will converse almost anywhere in the world where French is spoken. Secondly, we will have diplomats and professionals who will not need paid interpreters to translate their French documents and speeches. The study of French Language is bound to broaden the social experience and mental horizon of the learners. For Nigeria to break even in technology, science, education, researches, discoveries, among others, knowledge of French is important. French is a language of education, technology, science, business and diplomacy. Nigerians need to tap knowledge from French speaking countries through the medium of French in order to improve upon their knowledge in science, technology, health, politics, education, and human development. If our doctors, engineers, economists, businessmen are proficient in French they can read manifest and instructions about the manufacture and use of drugs and equipment from France and other French-speaking countries.

Knowledge of French will enhance Nigeria’s participation and bargaining power in such organizations like United Nations Organization (UNO), World Health Organization (WHO), African Union (AU), Economic Community of West African States (ECOWAS), United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO), United Nations Children’s Emergency Fund (UNICEF), Federation of International Football Association (FIFA), Confederation of African Football (CAF) etc.

From the viewpoint of employment, educated Nigerians who are proficient in French can easily secure jobs in French companies and establishments within and outside Nigeria. Some French enterprises and companies in Nigeria are ELF-CHEVRON, MICHELIN, PEUGEOUT, SCOA, CFAO, FOUGEROLLE, DUMEZ etc. All these benefits are indices to national development.

 

4. Language policy implementation problems

The National Policy on Education contains beautiful and well prepared language provisions intended to promote the study of indigenous languages, English Language and French Language in our educational system. Apart from few inconsistencies and contradictions associated with aspects of the provisions, the major problem faced by the policy is poor implementation strategies.

The policy supports the use of the mother tongue or the language of the immediate community in the education of the child at the early childhood/pre-primary levels of education. It is unfortunate to say that the majority of schools do not use the mother tongue as the language of instruction. What is obtained is the use of English in its stead. Government has not made any concerted effort to ensure that this policy is implemented.

The provision that government will “develop the orthography of many more Nigerian languages and produce textbooks in Nigerian languages” has been treated with levity. The development of orthographies, grammars, primers, readers, dictionaries and manuals in most Nigerian languages are often sponsored by linguistic associations, cultural groups, communities, voluntary agencies and non-governmental associations. Government has not done enough to ensure that this provision is implemented. It should be noted that many years after the formulation of the policy, many Nigerian languages still exist only in the spoken medium.

The policy that the medium of instruction in the primary school shall be the language of the environment during the first three years and from the fourth year English shall progressively be used as a medium of instruction, is also fraught with problems. Most schools do not implement this policy as stipulated. Pupils are introduced to English as a language of instruction from preprimary education. The provision that English should be introduced from primary IV as a medium of instruction is generally not adhered to.

The policy provides for the compulsory study of two Nigerian languages at the junior secondary school, that is, the child’s mother tongue and one of the major Nigerian languages – Igbo, Yoruba or Hausa. Although the study of one indigenous language is done in some schools, the study of another Nigerian language is hardly ever implemented. No adequate arrangement has ever been put in place to ensure the implementation of this policy. Except for the few Federal Government Schools which try to implement the policy, the majority of schools do not implement this policy.

At the senior secondary school, it is expected that every student should take a major Nigerian language as a core subject and any other Nigerian language as a non-vocational elective subject. This policy is not implemented and no adequate arrangement for its implementation is made.

The provision that French shall be compulsory in primary and junior secondary schools has never been enforced. Proper arrangement has never been made to ensure that the provision works. There are so many primary and secondary schools in Nigeria where French language is not taught, though enshrined in their curriculum.

5. Suggestions

Since language is an index for development, we wish to suggest the following implementation strategies which will help to bring to fruition the objectives of the provisions in the language policy.

  • Proper legislation should be made to back up the provisions of the policy. This will streamline proper sanctions to be meted out to defaulting schools in the implementation of any aspects of the policy. A monitoring team from Ministry of Education should be appointed to ensure strict compliance of schools with the provisions and to report defaulting schools to the proper legislative body for sanction.
  • Government and other stakeholders in the education industry should show commitment to the development of orthography for those Nigerian languages that are yet to be written.
  • State governments should assist in the training of more native language teachers so that the teachers will be available in schools. Lack of teachers has impeded that implementation of mother tongue policy in schools.
  • Since the mother tongue has been generally acclaimed by scholars and language educators as the best medium of instruction at the lower levels of education, its use as a medium of instruction should apply to both the preprimary and primary classes. It should not be limited to primary three.
  • To enhance complete mastery and proficiency in the use of the mother tongue, the mother tongue should be studied as a core subject both at the junior and senior school levels.
  • To alley the fear of language imposition, the choice and study of another Nigerian language in schools should be the sole prerogative of the state. By so doing, the responsibility of recruiting, training and employment of such language teachers will rest on the state government.
  • Since French has been adopted as Nigeria’s second official language, and in view of the benefits Nigerian’s stand to gain from the use of French, we suggest that the same status given to English as a compulsory subject in schools be given to French. With this development, Nigerian children will be made to take the language more seriously.
  • More French language centers should be opened and more French teachers should be trained to ensure that they are available in schools.
  • Since education is an expensive social service, government should release funds to the various educational services, agencies and commissions to facilitate the implementation of the policy.

Conclusion

In this paper we have examined the provisions of the language policy and how these can help in the overall development of the nation. This has been done with regard to the use of the mother tongue, the use of the English language and French language in the Nigerian educational system. The paper has noted that the problem of the policy is not necessarily with the contents of the policy; the problem is that of implementation. If the policy is properly programmed and implemented, it will facilitate national development.

 

 

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LE THEATRE COMME MOYEN DE REDUCTION DE LA PAUVRETE POUR

LE DEVELOPPEMENT

DE L’ECONOMIE EN AFRIQUE

Dr. ASHIPA, Albert Oguniyi.

Emmanuel Alayande College of

Education, Oyo, Oyo State, Nigeria

College of Education, Oyo,

Oyo State, Nigeria

 

Résumé

La réduction de la pauvreté est un projet établi pour réduire le niveau de la pauvreté dans une société. Dans plusieurs pays africains la pauvreté est largement stimulée par le pauvre revenu des taxes des citoyens et l’économie. Les deux conditions sont surtout en conséquence d’une pauvre production qu’en retour est largement causée par l’indisponibilité d’un rendement de jobs (travail) surtout entraîné par une vicieuse inflation mondiale et la pulvérisation continuelle des familles face á la mode moderne.

Mais si un Africain qui avait associé ses précédents succès á la tradition communautaire et avait partagé ses sentiments, adopte la filiale distanciation qui est typique á celle des Européens, va souffrir; la structuration des sociétés européennes et américaines se base sur une sorte de gouvernement qui maintient un régime de bien être. Ceci n’est pas le cas en Afrique á cause de nombreuses raisons qui sont au – delà de la limite de cet article. Le gouvernement Fédéral du Nigéria a réagi contre le courant de la pauvreté par le projet NAPEP (National Poverty Eradication Project ‘’projet’’  national pour l’éradication de la pauvreté’’) et chaque état, tout en supportant le gouvernement fédéral a établi le projet P. A. P/ Poverty. Alleviating Programme – projet pour la Réduction de la pauvreté. La principale stratégie est basée sur la production agricole et l’acquisition de la compétence. Mais ces projets ne font pas si bien á cause des facteurs tels que la perte de la confiance des bénéficiaires de ces projets. Les formations restent toujours retardées et rendent vain les efforts pour la réduction de la pauvreté. Cet article recommande la génération d’un esprit créatif et une commune traditionnelle africaine á travers la méthode “théâtre pour le développement” qui donnerait un sens de responsabilité, d’éclaircissement, et une cohésion qui garantirait la valeur et le développement des habiletés acquises, par conséquent mettant les jeunes et femmes á même de pouvoir économique”.

Abstract

Poverty reduction is any process that is established to reduce the level of material poverty in the society. In most African countries the general poverty has been largely stimulated by poor revenue generation and economic empowerment of the citizens. Both conditions are especially in consequence of poor productivity which in turn in due largely to the unavailability of revenue-yielding jobs especially occasioned by vicious global inflation and the continuing atomization of families after the Western fashion. But if the African that hinged his past successes on traditional communality and shared feeling, adopts the filial distancing that is typical of the Europeans, he will suffer; for while the machine-structured societies of Europe and America hinge on a kind of government-maintained welfare regimen, this is not possible in Africa for a number of reasons that are outside the scope of this paper. The Federal Government of Nigeria responded to the climate of poverty with the amorphous National Poverty Eradication Programme, NAPEP and the various State Governments, like Imo State complimented with the Poverty Alleviating Programme, PAP. The main strategy is to Agriculture Production and Skills. But the programmes are not doing so well due to a number of factors including the loss of faith by the beneficiaries of the scheme. The post training businesses therefore remain stunted thereby making nonsense of the efforts to alleviate poverty. This paper therefore advocates the generation of the creative spirit and African traditional commonality through the theatre-for –development approach which should provide a sense of responsibility, enlightenment and a cohesion that would guarantee the sustenance and growth in the skills acquired, thus leading to the economic empowerment of the youth and women.

Introduction

L’un des points essentiels d’une vie réalisée est l’habileté d’un individu de surmonter les obstacles qui pouvaient diminuer l’opportunité de bien vivre. Bien vivre est la capacité d’ingérer suffisamment et proprement, de rester dans une maison acceptable et de s’habiller convenablement. La nourriture est sans doute la première dans la liste des besoins essentiels que Abrahoun Maslow avait premièrement, formellement et publiquement annoncée. (http://Honolulu, Hawaii.edu/intranet/committees/FacDevcom/guidd/teachtip/maslow, htm). Ces demandes pour la vie humaine sont intégrales même  au niveau fondamental de l’existence de l’homme; et la force de générer un revenu est essentiellement pour réaliser ces besoins.

La pauvreté peut être alors expliquée comme une condition d’être pauvre ou de n’avoir pas quelque chose dont on a besoin á la portée de soit. Ce besoin pourrait être matériel, physique, moral, spirituel etc. cet article est toute fois arrangé rien que pour discuter la pauvreté matérielle. Quelqu’un qui souffre de la privation ou carence est dit pauvre. Selon Elumilade, Asaolu et Adereti, (2006); “une personne pauvre est  considérée comme quelqu ‘un sans emploi qui ne peut pas s’entretenir ou même prendre soin de sa famille, éduquer ses enfants et qui est incapable de payer les soins médicaux’’ (notre traduction). La pauvreté impliquée dans cet article est alors indépendante, rampante et quelquefois couvre toute une génération ou communauté. Cette sorte de pauvreté est engendrée  par le manque d’emploi soit parce que la personne n’est pas apte á être employée ou bien il n’y a pas du tout d’emploi. Cette condition n’est pas acceptable pour l’homme surtout dans l’âge  mondial. “La pauvreté est une redoutable condition de l’absence de la capacité de maintenir au moins le niveau d’une décente vie ‘’(notre traduction) (http://www.afbis.com/analysis/alleviatingpoverty, htm)

1. Comment la pauvreté matérielle peut être confrontée

La pauvreté matérielle est causée par plusieurs facteurs dont facteur physique, psychologique, environnemental, social et économique. Sans fouiller d’abondantes illustrations, surtout que la pauvreté en soi n’est pas l’idée maîtresse de cet article, celle-ci et d’autres formes de pauvreté évoquent de négatifs statuts pour l’humain; les conditions qui ne sont que l’espoir de ce que nous considérons comme une belle vie.

Mais le développement de la communauté provient du confort matériel de la majorité des citoyens. Ceci sera possible quand, surtout les pauvres de la région rurale, sont suffisamment engagés dans les fonctions qui peuvent améliorer la qualité de leur vie. Ainsi, ils seront en mesure d’avoir les besoins essentiels de base de la vie et pourront vivre au-delà de la pauvreté. Le chômage, la pauvre production, et la rareté de qualifiées main – d’œuvre qui occasionnent la perte des opportunités pour améliorer et développer optimalement, sont des traits de la pauvreté, et par conséquent c’est le sous développement.

 

 

 

 

2. Réaction politique du monde et la réduction de la pauvreté

Dans ces récents temps, l’ humanité cherche á apporter le problème de réduction de la pauvreté en premier lieu dans le plan mondial du millénaire développement des objectifs (M.D.O) et en fait le point le plus culminant á discuter, étant le plus véhément. Les pays se sont mis d’accord au sommet de l’Union Nationale Millénaire sur les huit point du millénaire Développent des objectifs en Septembre 2000 – Presque 190 pays ont signé cet accord. Les huit objectifs du développement millénaire qui visent á encouragé le développement en améliorant les conditions sociales et économiques des pays les plus pauvres dans le monde sont:

1- Eradiquer l’Extrême pauvreté et la famine

2- Accomplir l’Education primaire universelle

3- Promouvoir l’Egalité des sexes et Habiliter Les femmes

4- Réduire la mortalité des enfants

5- Améliorer la santé maternelle

6- Combattre H.I.V et le sida

7- Assurer la Viabilité Environnementale

8- Encourager une Association mondiale pour le développement

En réaction différents pays se sont fait sentir et continuent á se faire sentir dans de différentes manières. Les Nations Africaines en voie de développement sont les plus touchées  et les moins équipées pour se conformer aux objectifs  du millénaire pour le développement. Au Nigéria par exemple dans les années 1980 sous le régime du Général Olusegun Obasango, il y a  la création de O.F.N (Operation Feed the Nation/Operation Nourrir la Nation),’’Green Revolution’’(revolution Verte) sous Shehu Shagari, N.D.E (National Directorate of Employment /Direction Nationale d’Emploi)sous General Ibrahim Babangida etc.

Ces pays croient que, par la création des emplois, la formation et les prêts, la pauvreté serait éradiquée. Mais l’éradication de la pauvreté est d’une grande classe, parce que la pauvreté semble être retranchée dans la société humaine. En effet, elle parait être une intégrale partie de l’existence sur terre. Jusqu’alors, la pauvreté peut être réduite, mais essentiellement par la l’acquisition, création de la richesse mais comment la richesse peut être acquise? Le problème de la pauvreté est hydre et plusieurs démarches doivent être adaptées pour l’éradication en soutenant n’importe quel programme organisé pour ce but.

 

3. Soutenir le programme de la réduction de la pauvreté

Tout effort mené pour éradiquer la pauvreté sera vain si l’on ne peut pas soutenir un tel programme – Souvent les problèmes des bénéficiaires du programme qui abandonnent leurs petits commerce ou qui n’arrivent pas á rembourser les prêts qui leur ont été offerts, sont réguliers. Aussi les organisateurs se plaignent de la nonchalante attitude des bénéficiaires qui n’arrivent pas á développer leur petit commerce ou même les maintenir tel qu’ils étaient au commencement. Ces problèmes ont beaucoup á faire avec la faiblesse de la structure. La pauvre attitude des bénéficiaires pouvait  beaucoup avoir á faire avec la conviction du programme. Maduagwu a suggéré que: seulement les pauvres comprennent ce que c’est que la pauvreté et …… connaissent comment leur pauvreté pouvait être réduite. Les pauvres ont toujours de bonnes conception de leur propres Besoins et objectifs et quoi avoir pour les satisfaire ou pour qu’ils progressent… Recherche avant n’importe quelle autorisation, est cruciale pour le succès parce qu’elle dicte le choix des habiletés de l‘homme (notre traduction) http://www.afbis.cm/analysis/alleviatingpoverty.htm.) only the poor understands poverty and… knows how their poverty could be alleviated. The poor usually have good perception of their own need and goal and of what would be required to satisfy and make progress… Research before any empowerment is crucial to success because it dictates people’s choice of skills http://www.afbis.com/analysis/alleviating poverty.htm. Maduagwu peut avoir partiellement raison mais mes études sur ce problème montrent que les bénéficiaires n’étaient pas psychologiquement convaincus que l’acquisition des habiletés pouvait aider á alléger leur pauvreté. Cet esprit devrait être changé par quelques formes de méthodes. Pour cela je recommande l’emploi de la méthode du théâtre pour le développement.

4. Théâtre comme une stratégie pour soutenir la réduction de la pauvreté dans le développement national

Bien longtemps et dans tout le monde entier, théâtre a été employé pour influencer les idées et cultiver des habitudes. C’est un important moyen de communication et de dialogue tout en combinant les sons, les silences, les expressions et les mouvements pour transmettre les histoires de l’homme. Tout en écrivant sur’’ theatre, factor  of social  and economic development in Africa’’(théâtre, facteur du développement social et économique en Afrique.’’ Notre  traduction), Jean Pierre Guingagne nous dit que ces qualités font du théâtre un plus efficaces instrument pour impliquer chacun et la communauté dans le procédé du développement. Citons:

Theater can also contribute to awareness raising that enables people not only to become fully conscious of their capacity to transform that situation and motivated to do so. It gives young people involved more confidence, self-esteem and a means of earning a living (http:www.iti-worldwide.org/).

Le théâtre peut contribuer á l’accroissement de la conscience qui fait des hommes, non seulement de devenir pleinement conscients de leur situation, mais convaincus de leur capacité de transformer cette situation et motivés de le faire. Ceci donne aux jeunes gens de compromettre plus de confiance, d’amour-propre et un moyen de vivre .(http://www.iti-worldwide.org/) (notre traduction)

Le théâtre est alors utilisé pour analyser, discuter et identifier les problèmes, chercher à trouver des solutions avec la participation de la communauté influence par de spécifiques problèmes pour changer une vieille notion et engendrer ce changement pour le meilleur. Il peut aussi contribuer á l’ accroissement de la conscience qui fait des hommes ,non seulement de devenir pleinement conscients, mais convaincus de leur capacité de transformer cette situation et motivés de le faire. Ceci leur donne confiance, amour-propre et un moyen de vivre “(notre traduction. Theater and development’’, (http:/unsdoc org/images/0015/00/502/15021e.pdft). Mais ce n’est pas n’importe quelle activité théâtrale seulement qui serait employée dans ce domaine Ce que je propose est le théâtre pour le développement. Le théâtre pour le développement  prend plusieurs formes dans différentes parties du monde et dans de différentes situations. Quelques exemples sont ‘’théâtre débat une particulière efficace méthode africaine du théâtre d’une intervention sociale, théâtre communautaire, théâtre populaire, théâtre pour le développement urbain etc. mais les activités peuvent être expliquées en plusieurs manières:

  • a participation theatre, which aims are raise the consciousness of the messes towards full understanding of themselves and mechanics of their own society.(obadiegwu,2004xiii)
  • un théâtre engagé…qui a pour objectif de croître la conscience des hommes vers une pleine compréhension d’eux-mêmes et les mécanismes de leur société (obadiegwu, 2004×111) notre traduction.

A learning strategy in which theatre is used to encourage communities to express their own concerns and think about the causes of their problems and possible solution. (Epskamp and Epskamp, gaz.sagepub.com/cage/content/refs/48/3/177)

Une stratégie d’apprentissage dans laquelle le théâtre est employé pour encourager les communautés a’exprimer leurs propres intérêts et de penser á des causes de leurs problèmes et de possible solutions (notre traduction)

Theatre which has social, educational and humanistic motivations, for apart from finding solutions to a community’s problem, such theatre instructs individuals through participation, to develop self-reliant skills and creative energy needed in ensuring community growth and development – such theatre exist mainly to raise the level of awareness and consciousness among the people and awoken in them a positive community action, the desire for change and development (Nwamuo, 1989:90)

Un théâtre qui a une motivation sociale, éducative et humaine pour, non seulement de trouver solutions au problème de la communauté, un tel théâtre  existe principalement pour hausser le niveau de la conscience et la connaissance réveille en eux une positive action de la communauté, le désire de changement et de développement Nwamuo 1989:90. (notre toduction).

Theatre practiced in the rural communities mainly for enlightenment…(as) a means and making them aware of their potentialities so that they may better their lives-Dumaku,1999.

Théâtre fait dans des communautés rurales, essentiellement pour éclaircir…(comme) un moyen pour projeter les conditions de vivre des populations rurales, et pour les faire découvrir leurs potentialités pour qu’ils pussent peut-être améliorer leur vie-Duruaku, 1999. (Notre traduction)

Abah (1994) affirme que le théâtre pour le développement a certaines qualités qui facilitent l’effort d’une réalisation du programme. Il montre que ces attributs comme le processus théâtral mettent de l accent sur la participation, et la tendance africaine vers le collectivisme. La participation communale est alors un facteur central dans la stratégie pour un changement dans la communauté. La participation et l’engagement éliminent l’aléanation. Augusto Boal a noté que ‘’Theatre is a weapon, and it is the people who should use it (1985:122)’’. Ce qui veut dire en français : Le théâtre est une arme et ce sont les gens qui doivent l’utiliser. (Notre traduction). Il fait ici la  propagande pour le théâtre poétique des opprimés. Ainsi donc, les pauvres sont les opprimés. Dans le théâtre populaire, on ne fait pas nécessairement référence á la masse opprimée mais aussi á ceux qui se sont engagés dans le processus du développement, et qui se sont en effet préparés á prendre leur destin en mains pour améliorer leur vie.

5. Utiliser ‘’le théâtre comme moyen de développement’’ à travers la réduction de la pauvreté

L’argument ici est que la pensée de la plupart des bénéficiaires du programme ‘’Allégement de la pauvreté’’ a contribué á la stagnation du système, Il serait donc nécessaire d’utiliser la méthode du ‘’Le théâtre pour le développement’’ pour réorienter la Jeunesse et d’autres bénéficiaires pour qu’ils soient capables de s’organiser pour mieux profiter du programme. S’ils peuvent se rassembler pour discuter de leurs doutes et de leurs inquiétudes tout en les dramatisant; s ‘ils développent l’esprit de la communalité et communauté, non sentlement qu’ils seront en mesure de travailler en groupe, mais ils sauront aussi ce qu’il faut pour développer leurs entreprises.

 

Conclusion

Soutenir la lutte contre la pauvreté est critique pour une société égale et en paix, et la lutte est noble. Mais ce sera une difficile et longue guerre, ayant besoin de l’énergie et de moyen d’action. Les lutteurs dans cette guerre doivent appliquer des ressources pour la poursuivre et développer des stratégies fortifiantes pour conduire le courant. Le succès du programme d’allégement de la pauvreté dans l’Etat d’Imo avait flétri par l’abandon des commerces et métiers des bénéficiaires qui ne connaissaient pas trop et qui étaient déçus au lent mouvement de la création de la richesse. Ceci était largement dû par le manque du protocole de fortifiants buts. Ceci est l’écart que le théâtre peut remplir. En Afrique aujourd’hui, il y a le non emploi, la pauvre productivité, et le manque de main-d’œuvre spécialisée occasionnant des opportunités pour un plus favorable progrès et développement. Un propre et bien surveillé régime d’allégement de pauvreté, libre de corruption, par le protocole suggère, partira loin á renvoyer la pauvreté de l’Afrique, et á donner l’essor á la réalisation d’autres développements des buts humains qu’espèrent les auteurs du MDGs (Millennium Development Goals/ Développement Millenaire des objetifs).

Je propose qu’un travail soit fait pour la, propagande du TfD (Theatre for Development/ Théâtre pour le Développement) sur le projet de la réduction de la pauvreté qui éprouverait la véracité de la croyance que le TfD peut, avec sa potentialité harmoniser, modifier et changer la notion négative de bénéficiaires sur le programme de l’allégement de la pauvreté.

 

 

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LA SPÉCIFICITÉ DU FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE DANS LA SITUATION MULTILINGUE NIGÉRIANE

 

Mr. Thomas Akanbi BALOGUN

French Department, School of Languages,

Emmanuel Alayande College of Education,

Oyo, Oyo State, Nigeria

 

Résumé

Le statut de la langue Française varie d’un pays à l’autre et est définie différemment par chaque pays selon les politiques linguistiques et historiques du pays concernant. Pour certain, le français est une langue maternelle et pour d’autres elle est une langue seconde, ou langue étrangère. Pour un Français elle est une   langue maternelle car elle est acquise dès le bas-âge; dans ce cas elle ne subit l’interférence d’aucune langue quelconque. Mais  pour les francophones  des pays  colonisés par la France, le français constitue une langue  seconde, une langue officielle, celle dont on se sert dans des secteurs  administratifs et scolaires. En revanche, la langue française constitue une langue étrangère pour les Anglophones comme les nigérians et pour les ressortissants des pays où cette langue n’est ni langue officielle ni langue de scolarisation.

Abstract

The status of French varies from one country to another and is perceived differently by individual country according to the historical and linguistic measures of such country. Thus for some, French language is a mother tongue but to some others, it represents either the second or foreign language in their case. However, to the French people, it is a mother tongue since it is acquired from infancy without any interference with whatsoever language. Whereas to the francophone countries, French is viewed as their second and official language used in administrative sectors and in schools. On the other hand, French langue constitutes a foreign language to Anglophone countries like Nigeria and the nationals of the countries where French language is neither an official language nor a language of instruction.

Introduction

Le Nigéria est un pays anglophone et le français n’est pas vu comme un moyen de communication directe par les nigérians. A part ce statut anglophone, le Nigéria est un pays multilingue. Le français comme langue étrangère est une nouvelle langue qui doit s’ajouter à ces langues multiples – dont l’anglais et les langues maternelles. Parler donc, de la spécificité de la langue française c’est aborder le statut de cette langue au Nigeria par rapport aux autres langues du pays. Selon le petit Larousse Illustré (2009), le mot spécificité est défini comme étant une “qualité de ce qui est spécifique, particulier”. On peut la définir aussi comme étant les caractéristiques essentielles [ou qualités] que doit avoir une chose. Partant du point de vue de Larousse, parler  de la spécificité du français langue étrangère (FLE) voudrait donc dire énoncer les caractères essentiels ou les qualités qu’a le français en tant que langue étrangère dans la communication. En outre, la spécificité du français est conçu en deux perspectives: du point de vue de son statut technique et du point de vue de ses fonctions sociales.

 

Les perspectives du français langue étrangère

Généralement, la langue est un moyen de communication nécessaire pour assurer la communication et à travers la communication, l’on établit une relation sociale, solide et cordiale avec d’autre ; un groupe avec un autre et même une nation avec une autre. Corder (1973 :42-49) affirme, qu’on peut utilement déduire cinq fonctions étant pour exprimer ses dispositions personnelles (telles que exprimer son accord, la politesse….) ; pour se distraire (composer des poèmes…) pour donner des directives (surtout des ordres, instructions…) ; pour établir des relations ou des liaisons sociales solides et enfin pour véhiculer ses pensées. Bien sûr, la communication s’avère très importante pour des personnes normales pour ces raisons ci-dessus mentionnées.

L’importance de la langue dans la communication est bien illustrée dans le recueil d’Histoires Bibliques quand Jéhovah Dieu dispersa la population babylonienne de l’époque sur toute l’étendue terrestre juste à travers la langue. Dieu créa seulement une conclusion en leur langue unique et a cet effet, ils ne pouvaient plus se comprendre (Watchtower 1980 :12). Etre incapable de communiquer avec autrui peut être comparé à l’état d’un aveugle qui a perdu son chemin et qui ne sait où aller. La langue est donc un instrument très puissant pour débloquer la barrière de communication dans la vie humaine. Utilisée dans la conversation quotidienne, la langue peut édifier une nation comme elle peut à la fois la détruire. Trudgill (1983 :6) est de l’opinion que :

La langue peut être utilisée pour manipuler les rapports et réaliser les objectifs spéciaux… La raison en est que la langue est non seulement un moyen pour communiquer les informations mais elle est aussi un moyen très important pour établir des rapports avec autrui. (Notre tradition)

(…Language can be used for manipulating relationships and achieving particular results… this is because language, in addition to being a means of communicating information is an important way of establishing and maintaining relationships with people). [Version originale]

L’importance de la langue française se manifeste dans une donnée par l’ancien conseiller du gouvernement fédéral du Nigeria sur l’éducation, Cookey (1990 :46) :

…le français est une langue dynamique et nous voulons que nos écoles produisent des gens qui pourront parler la langue (le français) et ainsi aider à établir plus des rapports entre les pays africains anglophones et francophones. (Notre tradition)

(… French is a dynamic world language and we want our schools to produce people who can speak the language (French of course) and thus help us establish more contact between English-speaking African countries). [Version originale]

Voyant donc que cette langue est “dynamique” et qu’elle jouit d’un statut important dans le marché international et encore pour rompre l’écart de communication surtout ave les frères et voisins francophones du Nigéria, le gouvernement a travers le Ministère de l’Education Nationale, a jugé utile d’inclure le français dans le système éducatif du pays. Ukoyen (1981) est de l’opinion que :

L’importance du français au niveau universitaire juste après l’indépendance du Nigeria a donné à cette langue un prestige qui a rehaussé sa valeur pratique comme un moyen de communication  pour des milliers d’Africains… (Notre traduction)

(The establishment of French in the university level shortly after Nigeria’s independence endowed the language with a prestige which, added to its practical value as the medium of communication for millions of Africans). [version originale]

Bien sûr que la langue peut être utilisée pour manipuler les rapports avec les voisins et accomplir des buts particuliers désirés, elle est aussi un moyen pour se soutient l’un l’autre. Aucun pays ne peut rester isolé quelle que soit sa puissance d’où l’interdépendance des nations. Avoir donc la connaissance d’une ou de plusieurs langue étrangère facilite la compréhension et la coopération entre les individus et même entre les nations. Ceci peut attirer et encourager entre les étrangers à venir s’installer dans le pays et être partenaires de commerce et d’industries. D’où importance de l’apprentissage de la langue français au Nigeria.

Juste après l’ère coloniale, les pays africains se sont rendus compte que leur incapacité à comprendre une seconde langue étrangère serait nuisible à leur développement et pour les raisons de coopération avec leurs voisins (francophones ou anglophones). Par conséquent, l’apprentissage d’une seconde langue étrangère était encouragé par ces pays, d’où l’apprentissage du français au Nigeria. Bariki (1999 :51,63) a donc raison de dire que le choix du français, comme langue étrangère au Nigeria est fortement favorisé par les quatre principes avancés par Ajiboye (1990), à savoir le principe de voisinage géographique, le principe diplomatique, le principe d’avancement technologique et le principe d’interdépendance globale.

 

Raisons pour L’apprentissage du Français Langue Etrangère au Nigeria.

Le français est une langue internationale, il est important de savoir que le français est aussi une langue dynamique, une langue de prestige, une langue scientifique et une langue diplomatique. En outre, l’apprentissage du français dérive largement de ses fonctions dans la marche du monde et surtout de ses rôles aux niveaux national et individuel.

Aujourd’hui, chaque heure est à la mondialisation, elle est un fait concret. Toute nation même la plus puissante a besoin des autres pour son développement. Le Nigeria doit donc avoir des relations nations ouvertes et ceci ne peut s’établir que par une bonne communication qui engendre une entente cordiale. Pour plus d’harmonie et une bonne coopération à tous les niveaux, la connaissance d’une seconde langue étrangère pour le développement futur des pays.

Examinons de plus près les raisons pour lesquelles l’apprentissage du français doit être encouragé.

 

Raisons Politico-Diplomatiques

Tout d’abord, le français est très important et très utile au Nigeria en raison de sa situation par rapport à ses voisins surtout dans la zone ouest-africaine. Le Nigeria joue un rôle important en Afrique, principalement dans la zone Ouest-africaine si bien qu’il est souvent dit que le Nigeria est le géant de l’Afrique. De tous les seize pays de la zone ouest-africaine membres de la C.E.D.E.A.O. (Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest), seulement quatre sont anglophones, onze francophones tandis que deux lusophones, un hispanophone. Alors que le Nigeria joue un rôle du leader de la zone, ne serait-il pas important que le public nigérian embrasse l’apprentissage du français sérieusement pour qu’il puisse communiquer et être un bon médiateur dans la zone ?

Selon Ajiboye (1997 :2), il est essentiel que les diplomates, les hommes d’affaires, les hommes politiques, les ambassadeurs et les agents gouvernementaux soient capables de s’exprimer et d’utiliser l’anglais et le français comme moyen de communication dans la région Ouest-africaine. Donc jouer un rôle significatif en tant que géant de l’Afrique impose la compréhension de la langue française car c’est la langue européenne parlée surtout en Afrique occidentale. Germain (1993 :21) ajoute que « les nécessités de communiquer avec l’étranger » est souvent la raison principale pour l’apprentissage d’une langue d’une langue (le français). Cette raison s’explique souvent à travers des démarches « économiques, sociales, commerciales militaires ou diplomatiques. »

Certes, le Nigeria joue également un rôle prépondérant en Afrique et dans plusieurs organisations internationales telles que l’O.N.U, l’O.U.A, l’UNICEF, l’UNESCO, la C.E.D.E.A.O, l’ECOMOG pour ne mentionner que celles-là. Les pays membres des ces organisations adoptent l’anglais et le français comme langues officielles. On ne peut donc pas parler de l’unité africaine proprement dite sans qu’il y ait la possibilité d’un lien de communication internationale. Ce lien de communication implique la maîtrise d’une langue étrangère telle que le français car en dehors de l’anglais, le français est la langue étrangère principale pour les conférences internationales.

Tous les pays européens ne sont pas francophones. Pour visiter les autres pays pour des raisons diplomatiques ou même professionnelles, il est important de savoir parler le français. Récemment, un frère agronome a été victime de ce fait. Il avait toutes les aptitudes pour travailler en Italie dans un organisme international mais a été récusé pour non-maitrise de la langue française. Les gens de cette catégorie ont oublié de prendre en considération et avec sérieux la parole de Mitchelle (1994 :33).

Le nombre des adultes ayant le besoin d’apprendre des langues étrangères pour des raisons diverses – raisons commerciales, professionnelles, ou à poursuivre des études à un niveau plus élevé – a beaucoup augmenté. (Notre traduction)

(The number of adult wanting to learn foreign language for a variety of purposes – business, vocational, access to higher education – increased very greatly) [Version originale]

En outre, il est très important pour les officiers comme les douaniers, les officiers d’immigration de comprendre un peu le français ne serait-ce que pour communiquer avec les ressortissants francophones auxquels ils ont à faire. De même pour faciliter la communication libre avec les touristes étrangers surtout francophones, il serait bien important aux responsables de tourisme d’être bilingue en français et en anglais.

Les raisons technico-commerciales

Tous les pays du monde (y compris les grandes nations) jouissent de l’interdépendance avec les autres. Pour en profiter pleinement, apprendre une langue étrangère est une solution car certaines puissances mondiales sont francophones. Il n’est pas donc étonnant que les grandes nations européennes et américaines, sachant l’importance de la langue étrangère dans l’avancement scientifique et technologique, s’attachent à la consolidation de langues étrangères pour le développement socio-économique et sociotechnique malgré leur puissance économique et technique. Bariki (1999 :53) a donc raison de dire que les Etats-Unis, malgré leur puissance technologique, occupent la première place  dan les recherches sur l’acquisition des langes étrangères. Des pays européens ont pris parti eux- aussi à ce projet de l’acquisition des langues étrangères afin de faciliter des liens commerciaux et scientifiques. Ils savent même que les étudiants en sciences économiques ont besoin d’une langue étrangère telle que le français pour réussir leur projet. Le Nigeria, pays en voie de développement, doit tirer des leçons linguistiques de l’expérience des Etats-Unis et des pays européens pour améliorer sa situation économique aussi bien que sa situation technique, en mettant au premier plan l’apprentissage des langues étrangères dont le français.

Rappelons-nous que la France, métropole de la langue française est l’un des pays les plus puissants et les plus avances du monde. De même, selon le Service Culturel, Scientifique et de Coopération de l’Ambassade de France à Lagos (1993 :62-64), la France est l’un des partenaires commerciaux les plus renommés au Nigéria. Principalement les relations franco-nigérianes peuvent être observées dans plusieurs secteurs industriels, économiques, techniques, scientifiques et ainsi de suite. Aujourd’hui, il existe au Nigeria au moins 183 entreprises, sociétés commerciales et industrielles, et maisons de commerce français. On peut citer parmi tant d’autres : la C.F.A.O., la S.C.O.A., l’industrie Automobile Peugeot du Nigeria (PAN) qui est d’ailleurs le plus grand investissement français au Nigéria ; l’industrie pneumatique Michelin ; l’industrie pétrolière Elf ; l’U.B.A. (United Bank for Africa) ; la CBCLEN Ltd. (Commercial Bank, Crédit Lyonnais Nigeria Ltd.) ; la société Générale Bank (SGB).

Nous ne devons pas oublier de souligner que la langue française est utile non seulement aux engagements politico-diplomatiques et économico-techniques mais aussi dans les études scientifiques. Connu comme le sicle des lumières, le 18e siècle français a permis le développent scientifique et philosophique et celui de la révolution française dont beaucoup de pays du monde entier ont bénéficié aujourd’hui. Des lors, le français est utile pour les raisons dites, politiques, philosophiques, diplomatiques, techniques et même scientifiques. Aujourd’hui, on ne doit pas oublier de mentionner les contributions des Français comme Albert Calmette, Camille Gerin, Jean Dauset, Pierre Pelletier, Louis Pasteur dans le domaine médical. Il n’est pas étonnant donc que les indications de certains comprimés soient écrites en langue française. En génie technologique, on n’oubliera pas la contribution du Français Clément Ader qui a inventé le premier avion. Pendant ce siècle des lumières, des centaines de Français se sont engagés aux inventions de toutes sortes. Ces exploits aussi importants soient-ils, ont besoin d’être améliorés. Pour y arriver, il faudrait une étude systématique de la langue de ces inventeurs.

Besoins en personnels

Le français en tant que langue étrangère est utile soit directement ou indirectement. L’acquisition de la langue française est avantageuse dans plusieurs domaines. Elle permet de communiquer autant sur le plan national qu’international lorsqu’on ajoute à son répertoire verbal la langue anglaise. Apprendre le français dans un pays anglophone comme le Nigéria permet de découvrir et d’exploiter les opportunités qui y résultent. On est surtout libre de manipuler cette langue selon sa volonté pendant l’interaction avec ceux qui l’utilisent. On n’aura pas besoin du service d’un interprète qui peut toutefois déformer notre expression peut-être à cause de sa déloyauté et ainsi constituer une trahison.

Le rôle indéniable du français s’illustre à travers l’expérience de Monsieur Olusegun Obasanjo au moment ou il se posait candidat du Secrétaire Général de l’O.N.U. en 1991. Il avait perdu en faveur de son adversaire Boutros-Boutros Ghali, pour la simple raison qu’il ne pouvait pas s’exprimer en français, deuxième langue officielle de l’organisation. A supposer qu’il avait été élu malgré son insuffisance en langue étrangère, aurait-il fait son travail comme il le faut ? Ce genre d’expérience a probablement conduit Ajiboye (1990 :86) à conclure que ce sont les nigérians instruits formellement qui ont besoin d’être convaincus du rôle statutaire du français, non pas les chauffeurs illettrés qui font le parcours de la route Lagos – Lomé ou l’homme d’affaires nigérian peut instruit qui a perdu plusieurs opportunités de commerce par le fait de son incapacité à parler le français. Sur le plan commercial, les grands hommes d’affaires du Nigéria sont ceux qui ont besoin du français pour pouvoir réussir leur commerce et communiquer avec leurs partenaires des pays francophones. Donc pour un citoyen nigérian, savoir parler le français représente un avantage non-négligeable car ceci lui remportera un gain. Il se sentira libre de se promener partout dans le monde surtout la où on parle le français. Il n’aura pas besoin de guide ou d’interprète pour explorer les coins et les centres touristiques. Et comme l’affirme Goin (1880), la nécessité d’apprendre des « langues secondes ou étrangères » vient du besoin qu’ont les êtres humains « de se parler et de se comprendre, d’échanger leurs idées et les produits de leurs activités ».

 

 

 

Conclusion

Il est certain que la langue joue un rôle vital et prédominant dans la vie de chaque individu et dans le développement de la société et de la nation en général.

Aujourd’hui, tous les pays du monde se projettent vers la mondialisation, le Nigeria inclu et ceci demande à ce que les citoyens du pays embrassent la langue française en complément à l’anglais pour rénover le lien et la coopération qui existe entre le Nigeria et ses frères francophones.

 

REFERENCES

Ajiboye, Tunde (1990) : “French in Nigeria 6-3-3-4 Educational System : Its       Status, Texture and Future” in Language Learning Journal, Keele, U.K   Pp 82-87.

Ajiboye, Tunde (1997) : “The Post-Ouaga Declaration in Favour of French: A     Harvest of Ripple”, National Inter-CAFT Conference, Rivers State College      of        Education Rumuomuleni, Port-Harcourt.

Ambassade de France (1993) : Annuaire d’Anciens Etudiants Nigerians en France. Publié par le service Culturel, Scientifique et de Coopération, Lagos.

Bariki, O. (1999) : “Le français au Nigeria: Historique, Statut et Importance” dans          Nnoruka, M. (ed) Cours de Langue et de Littérature. Département de     Langue Vivantes Européennes, University d’Ilorin. Pp.49-79

Cookey, S. J. S. (1990) : “Interview on Relevance of Francophone Studies” in Okafor, R.N (ed) Journal of the Association of Francophone Studies. Vol. 1 No 1 Uniport

Corder, S. Pit (1973): Introducing Applied Linguistics. Penguin Books Limited, London.

FGN (2004). National Policy on Education. NRDC, Lagos.

Germain, Claude (1993): Evolution de l’Enseignement des Langues:5000 ans       d’histoire. CLE International, Paris.

Gouin, François (1880) : L’Art d’Enseigner les Langues. Paris, Librairie Fischbacher       cité par Germain Claude ibid.

Petit Larousse Illustré (2009), Librairie Larousse, Paris.

Trudgill, Peter (1983) : Sociolinguistics : An intoduction to language and society, Penguin Books Limited, London.

Watch Tower (1980): Recueil d’Histoires Bibliques Publie par les watch Tower Bible and Tract Society of New York inc. international Bible Students       Association.

 

BIRAHIMA : HEROS-VICTIME  DE LA DESILLUSION, DANS ALLAH N’EST PAS OBLIGE D’AHMADOU KOUROUMA

Mme Victoria  T. OTASOWIE

&  Mme Gracious O. OJIEBUN

French Department, School of Languages,

College of Education, Ekiadolor-Benin,

Edo State, Nigeria.

Résumé

Nous  proposons une étude du personnage de Birahima, héros-victime de sa désillusion dans Allah n’est pas oblige’ d’Ahmadou Kourouma. Comme l’un des pauvres victimes de la désillusion causée  par le chômage et l’un des résultats le plus calamiteux est l’abandon de l’école. Nous allons nous pré-occuper en exposant ce pourquoi il est victime de son sort. Par la suite, nous exposerons aussi le comportement et les caractéristiques de Birahima, petit garçon devenu enfant-soldat et une conclusion.

Introduction

Ahmadou Kourouma (2000), l’écrivain ivoirien nous présente une histoire de façon visuelle et invraisemblable  d’un « enfant- soldat », Birahima, en Afrique occidentale.

Selon Laditan (2006), dans Comprendre Allah  n’est pas obligé:

Les démons du Libéria et de la Sierra Léone, avec leurs massacres, hantent le roman.(p.12)

L’auteur choisit Birahima comme « le héros » de ce roman qui est écrit  à la première personne « je » en nous racontant son expérience. En employant cette technique, Ahmadou  Kourouma prétend nous donner un récit objectif et neutre. Mais derrière cette objectivité apparente apparaît la voix de l’auteur qui accuse. C’est aussi à travers l’histoire de Birahima que les autres enfants soldats sont présentés.

Partout en Afrique, il y avait la montée de nombreuses guerres civiles, soit au Tchad, au Libéria, au Nigéria, en Angola, en Mozambique, la terreur des mau-mau, pour ne citer que quelques-unes où ces guerres étaient fatales.

L’auteur de ce roman, Ahmadou Kourouma raconte son expérience à Catherine Argand pour nous dire la raison pour laquelle il a écrit ce roman. Il était à Djibouti à l’invitation du Centre Culturel Français. Dans les écoles qu’il avait visitées, il a rencontré beaucoup d’enfants qui ont été chassés de la Somalie à cause de la guerre tribale. Voila la raison pour laquelle il0 décide de présenter leur histoire à travers cette œuvre transposée dans ces deux pays plus proches de chez lui : Le Libéria et la Sierra Léone. Un roman qui a reçu notamment le prix Renaudot et le prix Jean Giono 2000.

Au paravent, les enfants voulaient acquérir l’éducation. Ils veulent aller à l’école des blancs par exemple, dans « Weep not Child » de Ngugi wa Thiong’O, Njoroge voudrait aller à l’école pour pouvoir sauver son pays mais à cause de la pauvreté, il n’a pas pu atteindre son but. Nous voyons la fierté dans le visage de Nyokabi quand Njoroge est admis à l’école ainsi :

Nyokabi was proud of having a son in school. It made her soul happy and light-hearted whenever she saw him bending double over a slate or recounting to her what he had seen at school. She felt elated when she ordered her son to go and do some reading or some sum.   (pp.15-16).

Aujourd’hui nous voyons que la vision de l’enfance est différente du temps jadis. Avec l’urbanisation de notre continent noir qui a donné naissance aux enfants de la rue qui vendent des arachides, de l’eau sachet, des mendiants, des prostituées, des petits criminels et enfants soldats comme Birahima né dans un monde violent et corrompu où il grandit dans le maniement de Kalachirikov. (le fusil).

LE HEROS : BIRAHIMA

Birahima le jeune héros dans Allah n’est pas obligé a abandonné l’école très tôt de sa vie, précisément, au cours élémentaire deuxième année. Il nous raconte tout ce qui se passe de son point de vue. Il ne donne pas de l’importance à l’éducation. Selon lui, l’école ne valait rien dans cette citation :

………Et deux…. Mon école n’est pas arrivée très loin ; j’ai coupé cours élémentaire deux. J’ai quitté le banc parce que tout le monde a dit que l’école ne vaut plus rien, même pas le pet d’une vieille grand-mère. (p.9).

Il est victime de sa désillusion causée par le chômage et l’un des résultats le plus désastreux est son abandon de l’école. A en croire Birahima :

Avec la licence de l’université, on n’est pas fichu d’être infirmier ou instituteur dans une des républiques bananières corrompues de l’Afrique francophone. (p.10).

L’éducation est très importante dans la vie de l’enfant. Les parents sont obligés par la loi de donner aux enfants une bonne éducation. Nous ne parlons pas du pouvoir académique ou bien l’acquisition des certificats mais la bonne vertu et les valeurs qui aideront à la vie morale.

Nous comprenons que Birahima est devenu un enfant de la rue quand il a été informé du pouvoir de la sorcellerie que possédait sa mère. Il a beaucoup pleuré, trop pleuré, quatre nuits et quatre jours et le cinquième jour il a quitté la case de sa mère.

Selon lui :

Je suis devenu un enfant de la rue. Un vrai enfant de la rue qui dort avec les chèvres et qui chaparde un peu partout dans les concessions et les champs pour manger. (p.27).

Ce héros est un enfant victime de son sort. Son père est mort il y a longtemps avant la mort de sa mère. Nous pouvons dire que c’est un enfant qui n’a pas jouit de la vie familiale. C’est-à-dire après la mort de son père, il est obligé de vivre avec sa mère et puis sa grand-mère. Donc, après la mort de sa mère, à l’âge de douze ans et après la cérémonie de circoncision et de l’initiation, il est parti au Libéria avec Yacouba alias Tiecoura pour chercher sa tante Mahan.

LE COMPORTEMENT DE BIRAHIMA

Selon le Dictionnaire Universel, « le comportement veut dire manière d’agir, de se comporter. » Ensemble des réactions, des conduites conscientes et inconscientes.

Ici dans le roman, le narrateur nous expose la gourmandise de Birahima dans le sens qu’il voudrait être un enfant-soldat coûte que coûte. C’est sa gourmandise qui l’a poussée très loin de sa famille. Peu importe parce que c’est la guerre tribale qui veut cela. Au Libéria, il existe toujours la guerre. A en croire Birahima ainsi :

Des choses merveilleuses. Là-bas, il y avait la guerre tribale. Là-bas, les enfants de la rue comme moi devenaient des enfants-soldats……(p.43).

Le même thème de gourmandise a été développé dans Une vie de boy de Ferdinard Oyono, où Toundi quitte la maison de ses parents ‘’pour aller quémander les  petits cubes sucrés du Père Gilbert’’. C’est la gourmandise qui l’a poussée très loin de sa famille comme Birahima le héros dans Allah n’est pas obligé d’Ahmadou Kourouma.

Selon le père de Toundi dans Une vie de boy de Ferdinard Oyono :

C’est toi, Toundi la cause de toute cette histoire ! Ta gourmandise nous perdra. On dirait que tu ne manges pas assez ici ! Tu éprouves encore le besoin, à la veille de ton initiation, de traverser un ruisseau pour aller quémander des morceaux de sucre à cet homme femme blanc que tu ne connais même pas ! (p.17).

Birahima voudrait acquérir toutes les bonnes choses de la vie voilà la raison pour laquelle, il dit qu’

Avec les Kalachnikov les enfants soldats avaient tout et tout. Ils avaient de l’argent, même des dollars américains. Ils avaient des chaussures, des galons, des radios des casquettes, et même des voitures qu’on appelle aussi des 4 x 4 (pp.43-44)

Nous pouvons dire qu’à l’âge ou les enfants vont à l’école pour acquérir la connaissance pour pourvoir devenir quelqu’un très important dans la vie, il rêve d’être un enfant soldat. Birahima est un enfant en mal d’éducation, enfant dont « l’éducation n’est pas allée »

Birahima est convaincu que l’école ne valait rien « parce que tout le monde a dit que l’école ne vaut plus rien, même pas le pet d’une grand-mère » (p.9).

Il voulait devenir un enfant soldat parce qu’il est un enfant victime de la désillusion causée par le chômage et dont l’un des résultats le plus calamiteux est l’abandon de l’école. Ahmadou Kourouma fait une présentation d’un enfant qui ne respecte pas les normes traditionnelles. C’est-à-dire les coutumes. Il voulait devenir :

Un enfant soldat, un small-soldier. Un enfant soldat ou un soldat enfant, c’est kif-kif pareil. Je n’avais que le mot small-soldier à la bouche. Dans mon lit, quand je faisais caca ou pipi, je criais seul small-soldier, enfant soldat, soldat enfant ! (pp.43-44).

LES CARACTERISTIQUES DE BIRAHIMA

Birahima le héros du roman Allah n’est pas obligé est initié à l’âge de douze ans à l’art de tuer sans remords. Il est le personnage le plus important du récit. C’est à travers lui que l’auteur nous expose ses propres idées. Quels sont les caractéristiques de ce petit enfant-soldat

Il est intègre du groupe du Colonel Papa le bon après avoir enterré le soldat-enfant, le capitaine kid. Il rejoint la caserne des  enfants-soldats ayant une vieille tenue d’un adulte ressemblant à (un fusil) un parachutiste.

Le Colonel lui donne un Kalach et le nomme lieutenant et capitaine. Avec le Kalach il a le droit de vie et de mort sur tous les habitants. Quand il appui sur la détente de ce vieux fusil les gens tombent comme des mouches.

Birahima est parmi les soldats qui ont fait le pillage après la mort du Colonel Papa le bon. Dans la nuit, les soldats ont crié que Le Colonel Papa le bon est mort.

Les soldats ont commencé le pillage. Ils ont pillé l’argent, ils ont pillé les  soutanes, ils ont pillé les grains ; ils ont surtout pillé le stock de haschisch… ils ont pillé tout et tout avant que les soldats restes fidèles tirent.

Il se drogue c’est-à-dire qu’il fume aussi le hasch comme les autres enfants-soldats. Le haschisch est conservé pour les soldats-enfants parce que cela les rend aussi plus forts que des vrais soldats. Mais

Le Colonel ne fumait jamais du hasch : ça, c’était réserve aux soldats-enfants ; ça leur faisait du bien, ça les rendait aussi forts que des vrais soldats… (p.86)

Avec le hasch, ils ont toujours faim. Cela ne coupe pas la faim mais ils mangent beaucoup ayant une faim de loup ils ont le hasch et les herbes en grande quantité. Ils sont drogués et ils sont armés jusqu’aux dents.

Ayant quitté chez NPFL, on l’a mis en prison chez les ULIMO. Avec son mentor Yacouba, alias Tiecoura. Ayant quitté la prison, Yacouba un personnage corrompue devient fabricateur d’amulettes bien que Birahima devienne toujours enfant-soldat. Il mange très bien et il peut avoir de l’argent, du dollar faisant le garde du corps pour quelques orpailleurs.

Birahima avec les autres enfants-soldats participent aux batailles de rues durant les guerres tribales au Libéria. Ils tuent les habitants et emportent tout ce qui est bon à prendre. Bien qu’ils ne soient pas bien payés, ils massacrent les habitants et gardent tout ce qui est bon à garder. Pour nourrir et satisfaire les besoins, ils vendent au prix cadeau tout ce qu’ils ont pris et gardé.

 

Conclusion

Dans cette étude nous avons constaté que c’est la gourmandise de Birahima qui l’a poussé très loin. C’est un enfant qui n’attache pas d’importance à l’éducation formelle occidentale. Nous avons aussi découvert que c’est à travers l’éducation que les enfants comme cet héros peuvent sortir de leur désillusion. Nous pouvons conclure en disant que c’est à travers l’éducation que les enfants voulant être « enfants soldats ou soldats enfants ou small soldiers » s’éclairent de leur désillusionnement dans l’espoir de sortir de leur ignorance et d’y puiser un encouragement à la lutte contemporaine et à l’avenir meilleur.

 

Références

Argand, Catherine Entrevue avec Kourouma pour lire, http:\\www.lire.fr\entretien\288.006929j.asp (2000).

Dictionnaire Universel.

Kourouma, Ahmadou. Allah n’est pas Obligé, Paris, Edition du Seuil.

Laditan, A. O. Comprendre Allah n’est pas Obligé. VFN, Badagry. (2006)

Ngugi wa Thiong O. Weep not Child, London, Heinemann Education Books Ltd. (1964)

Oyono, Ferdinard. Une Vie de boy, Paris, Edition Julliard. (1970)

Wamer-Vieyra, Myriam. Le Quimboiseur L’avait dit…,


DICTIONNAIRE, OUTIL PEDAGOGIQUE  DANS L’APPRENTISSAGE D’UNE LANGUE : CAS DE LA LANGUE FRANCAISE

Mr. Rabiu Olayinka IYANBA,

Osun State University,

Ikire Campus, Nigeria

 

Résumé

L’objectif de cette communication est d’examiner  comment on peut se servir du dictionnaire dans l’apprentissage d’une langue. Le cas de l’étude de la langue française nous a préoccupé dans cette communication.  C’est-à-dire le rôle du dictionnaire dans  l’apprentissage d’une langue étrangère qu’est le français au Nigeria. Nous allons analyser les difficultés des apprenants dans une démarche pédagogique et donner des approches de solutions pour un usage effectif du dictionnaire dans l’apprentissage du français langue étrangère.

Mots clés : Dictionnaire, apprentissage, langue, français, outil, démarche, pédagogique.

 

Introduction

Le dictionnaire est conçu comme une source d’informations concernant un sujet donné. Voyons certains points de vue concernant le sens du dictionnaire.

Larousse, (1996 :340) définit le dictionnaire comme « recueil des mots rangés par ordre alphabétique et suivis de leur définition ou de leur traduction dans une autre langue » cela implique que le sens peut être dans une autre langue ‘’inter lingue’’ ou dans une autre forme dans une même langue ‘’intra lingue’. Robert (2002 :386) le considère comme recueil de mots, d’expression d’une langue présentée dans un ordre convenu et destiné à apporter une information au lecteur.

D’après ces linguistes, le dictionnaire donne le feu vert aux mots. Il donne des informations sur la nature et le sens d’un mot.

Pour le dictionnaire de langue il donne des informations sur  la nature et le genre grammatical des mots, leurs formes graphiques phonétique, leurs sens, leurs emplois, et leurs niveaux de langues ou ils sont employés. Les dictionnaires de spécialités ou dictionnaires terminologiques sont réservés aux  spécialistes des langues ou métiers spécifiques, donc les idées dans ces recueils sont limitées à la profession. Voilà pourquoi les dictionnaires de sciences, de politique de technologie, de l’éducation sont destinés à la classe spécifique.

Le dictionnaire encyclopédique d’après Larousse (1995 :340) est un recueil qui outre les informations sur les mots eux-mêmes, contient des développements scientifiques ou historiques sur les choses, les personnes etc. représentées par ces mots.

En donnant le sens et les genres du dictionnaire, nous le considérons très pertinent de le voir dans une classe de langue, surtout une langue étrangère comme le français dans un pays anglophone tel que le Nigeria.

Les avantages du dictionnaire dans une classe de langue

Pour avoir la maîtrise d’une langue, l’orthographe correcte en fait partie.

La manière correcte d’écrire un mot dans une langue se voit dans un dictionnaire d’une telle langue, donc le dictionnaire permet de mieux comprendre la langue à travers les mots qui s’y sont expliqués. Il sert à donner l’orthographe correcte.les professeurs de français doivent s’adapter à bien se servir du dictionnaire  en préparant leurs cours et en enseignant dans les situations de la classe.

La manière de prononcer un mot fait partie de la maîtrise d’une langue, le dictionnaire nous montre la manière exacte de prononcer un mot. Voila pourquoi il y a la dignité pour des personnes qui savent bien prononcer les mots. L’aspect oral joue un rôle primordial dans la compétence sur la manière de prononcer les mots. Dans l’acquisition  de  langue il faut que les apprenants soient bien formés dans l’expression orale le professeur doit mettre à la disposition des étudiants les dictionnaires de la prononciation et dans chaque classe, il doit faire attention à la prononciation des étudiants et apporter des corrections quant il le faut. La langue française en tant que langue étrangère et langue romane qui divise tous les mots lexicaux en masculin et en féminin, constitue un problème langagier. Il donne le genre auquel appartient chaque mot pour ces apprenants le professeur doit les encourager à vérifier le genre dans le dictionnaire. Le professeur lui même doit bien se préparer pour cette tâche, il doit avoir la compétence nécessaire être aimable pour tolérer les caprices de ces apprenants, surtout les questions qui semblent manquer des réponses.

De quoi s’agit-il quand on parle des mots lexicaux dans une langue ?

En linguistique, le lexique est un répertoire, un ensemble de mots que peut posséder et utiliser un être humain à un moment particulier de son cheminement (Dictionnaire pédagogique 2008). Le lexique est aussi l’ensemble des mots que comporte une langue à un moment de son histoire.

En fin parler des mots lexicaux, c’est donc parler des mots dont les apprenants ont en mémoire et avec lesquels ils peuvent construire des phrases et de pouvoir communiquer avec d’autres personnes. Il faut que le professeur d’une langue étrangère encourage les apprenants à se servir du dictionnaire dans des situations linguistiques sont bien indiqués pour la maîtrise de la langue. Le dictionnaire peut l’aider aussi à distinguer les faux amis (anglais et français e.g. pétrole (français) qui est (kérosène) en anglais, pétrole en anglais est essence en français.

De cet exemple nous pouvons dire qu’il y a la tendance pour ces nouveaux apprenants de se servir toujours du dictionnaire pour la maîtrise de cette langue étrangère. Parfois l’apprenant à besoin d’avoir des informations concernant l’origine d’un mot, ceci peut être pour des raisons sociolinguistiques ou anthropologiques. Le dictionnaire possède des informations correctes. Donc on doit encourager des apprenants à se servir des dictionnaires pour des raisons étymologiques.

Le français comme les autres langues européennes possède beaucoup de moyens quand il s’agit de passer une information. Il y a tant de manière de dire une même idée dans des expressions différentes des mots Il y a  des normes qui gardent l’utilisation des expressions des situations différentes. Le niveau standard dans une situation familière ou le contraire est le manque de compétence linguistique. On doit obéir au niveau de langue dans des situations de communication données en apprenant entre amis à considérer que linguistiquement on peut dire ‘dico’ au lieu de ‘dictionnaire’ dans une situation familière. Mais aussi accepter le contraire dans une situation standard. Donc pour éviter des fautes linguistiques dans l’utilisation des mots, le dictionnaire de langue peut être utile.

Parmi d’autre rôle que le dictionnaire joue il y a la catégorisation grammaticale. Un mot peut être lexical ou grammatical, qui peut être divisé en nom, verbe, adjectif etc. le dictionnaire nous dit la catégorie grammaticale à laquelle appartient un mot.par exemple ciel nom masculin est d’origine latine caelum sa forme pluriel s’écrit comme cieux le sens espace visible au dessus de nos tètes, que limite l’horizon ; Larousse (1995 :226). Ce dictionnaire nous a montré les points mentionnés ci-dessus.

Dans une classe de langue française, langue étrangère, le professeur doit bien utiliser les informations détaillées dans le dictionnaire pour qu’y puisse réaliser ses buts. Le dictionnaire peut être le professeur d’un apprenant hors de la classe de langue et fournir des informations nécessaires aux apprenants concernant tout ce qu’ils ont appris du dictionnaire.de toute façon le professeur, doit jouer le rôle d’un guide pour améliorer la compétence de ses apprenants et voir le dictionnaire comme un partenaire qui travaille pour les mêmes buts.

Problème du dictionnaire dans une classe

La langue française, une langue étrangère au Nigeria et dans d’autres pays anglophones, arabophones etc, a beaucoup de rôles. Il y a l’introduction de l’apprentissage / enseignement dans les situations formelles des écoles. Il y a des problèmes qui limitent contre le perfectionnement de l’enseignement.

Dans cet essai sur le rôle du dictionnaire nous pouvons dire catégoriquement que certains problèmes sont des handicapes pour l’utilisation du dictionnaire par les professeurs.

1- L’insuffisance de dictionnaire, il n’y a pas assez de dictionnaires dans les écoles, et dans le cas ou ils sont disponibles à la librairie, ils coûtent les yeux de la tète, donc la plupart des apprenants ne possèdent pas de dictionnaire, ces bénéfices ont manqué » aux apprenants.

2- Certains dictionnaires ne possèdent pas toutes les informations déjà mentionnées, donc il faut que le professeur de français considère ces facteurs nécessaires pour choisir le dictionnaire pour les apprenants.

3- Chaque département de français doit faire appel à l’autorité de fournir des dictionnaires, unilingue et bilingue pour améliorer la performance des apprenants dans l’apprentissage de cette langue étrangère.

4- De la part des apprenants il faut qu’ils sachent bien les alphabets de la langue pour qu’ils puissent trouver les mots à l’aise. Il est aussi nécessaire pour ces apprenants de vérifier auprès leur professeur quant il y a un point de doute. C’est aussi de grand avantage si chaque apprenant peu essayer de posséder un dictionnaire pour améliorer sa maitrise d’en servir hors et dans la classe.

 

 

Conclusion

Dans cet essai nous avons miroité les fonctions du dictionnaire dans l’apprentissage et l’enseignement de la langue française. Sans doute les solutions données aux problèmes énumérés seront utiles pour les concernés c’est-à-dire les apprenants et les enseignants. De la part de l’institution, il faut essayer de fournir les textes nécessaires pour un apprentissage/enseignement. Le gouvernement aussi doit donner les fonds aux institutions scolaires pour qu’elles se dotent de matériels nécessaires.

Somme toute, il faut que le professeur fasse son mieux pour assister les apprenants dans leur quête de la  compétence linguistique.

 


Bibliographie

Lavernne Christian et al. (2001). Studio 100 Paris, Didier.

Le Robert. (2005). Dictionnaire de langue  française, Paris, Larousse.

Mergauilt, Jean. (1983). Dictionnaire : Français-Anglais (Collection Mars) Paris, Larousse.

Kodjo Sonou G. Théophile. (2009). Initiation à la Linguistique et la Stylistique de la langue française. Porto Novo, Editions Sonou d’Afrique.

Larousse Pierre. (1996). Le Petit Larousse Paris. Larousse.

Larousse Pierre. (1993). Larousse de Poche. Paris. Larousse.

Larousse. (2008). Dictionnaire de langue française, Paris, Larousse.

Rey, Alain. (2002). Le Robert Micro Dico, Canada Inc ;

Le Robert. (2005). Dictionnaire de langue française, Paris, le Robert.

Ngozi Dom – ANYANWA. (2002). Essentials of Language Teaching, Lagos, Olum Books.

Robert Martin. (2002). Comprendre la Linguistique, Paris, Presse Universitaire de France.

Dubois Jean et al. (1973). Dictionnaire de Linguistique, Paris, Larousse.

Véronique SHOTT – BOURGET. (1994). Approche de la Linguistique, Paris, Nathan.

 

 

INTERFERENCES LEXICALES ENTRE

DEUX LANGUES ETRANGERES :

L’ANGLAIS ET LE FRANÇAIS

Mr. Lateef A. AJANI

French Department, School of Languages,

Adeniran Ogunsaya, College of Education,

Otto-Ijanikin, Ojo, Lagos, Nigeria

 

Résumé

Dans cette communication, nous nous interrogerons sur les transferts lexicaux qui se réalisent entre l’anglais et le français, langue que l’on pourrait désigner comme la troisième langue étrangère (L3) au Nigeria. Nous nous appuierons en particulier sur les transferts négatifs, autrement dit les interférences dans le domaine lexical et comment se servir des ‘’TIC’’ (Technologies de l’Information et de la Communication) pour résoudre ce problème.

Mots clés : Interférence, linguistique, français, anglais, communication, information et technologie.

 

Abstract

This paper takes a look into the impact of the English lexical structural on the learning of French language as a second foreign language FL2 in Nigeria. The paper highly focus on linguistic interference at the level of lexical structure and to what extent information technology could be useful.

Key words : Interference, linguistic, french, english, communication, information and technology.

 

Introduction

L’interférence linguistique demeure l’un des problèmes auxquels se heurtent continuellement les apprenants Nigérians de la langue française et même leurs enseignants dans le processus d’enseignement/apprentissage. Sans aucun doute, prévenir et de nos jours ces interférences constituent à la fois un défi et une finalité non seulement pour les enseignants mais aussi pour les apprenants. Notre étude porte sur l’analyse des erreurs récurrentes au niveau lexical des apprenants de la langue française au Collège d’Education Oto / IJanikin. Elle vise à repérer les erreurs commises, à comprendre leurs sources et chercher en particulier à y remédier en utilisant les ‘’TIC’’ (Technologies de l’Information et de la Communication)

 

1. La Théorie de l’interférence linguistique

L’interférence linguistique qui est l’une des conséquences du bilinguisme ou du contact des langues est un thème selon Kwofie, E. (1995 :1), qui a fait l’objet de nombreuses thèses et communications. Elle est définie par W.F. Mackey (1962) cité par Kwofie (1995) comme « l’emploie des traits d’une langue lorsqu’on parle ou écrit une autre, et ce transfert selon Kwofie peut se faire à tous les niveaux linguistiques ; aux niveaux des sons, de la grammaire aussi bien que de la lexico-sémantique. Notons que le processus d’apprentissage qu’il soit linguistique ou non, ne s’édifie pas sur le néant mais se construit sur des savoir-faire et des savoir-être. Comme l’ont remarqué Najib et Akran (2010 :2), l’apprentissage d’une nouvelle langue vient superposer les savoirs. Ainsi, le contact entre deux ou trois langues peut entraîner tantôt une accélération du processus du nouvel apprentissage, tantôt un freinage du dernier aboutissant. Il s’agit donc des erreurs d’interférence dites interlinguistique ou intra-linguistiques. Ces interférences se traduisent par les confusions dues à des ressemblances ou à des dissemblances linguistiques avec la langue maternelle et/ou avec la ou les langues étrangères préalablement apprises.

 

Urielle Winreich (1966 :1) cité par Kwofie (1995 :2) qui est le premier à fournir une analyse ou une description la plus détaillée du phénomène de l’interférence linguistique observe que:

“Le terme ‘interférence insinue le réarrangement des modèles qui résultent de l’introduction d’éléments dans les domaines structurés les plus élevés de la langue tels que le volume du système phonétique, une large part de la morphologie, de la syntaxe et des contours lexicaux”.

“The term interference implies the re-arrangement of patterns that results from the introduction of elements into the more highly structured domains of language, such as the bulk of the phonemic system a large part of the morphology and syntax and some areas of the vocabulary”.

Et, Einnar Haugen (1956 :12) cité par Kwofie précise en disant que :

“En réalité, l’interférence prend plusieurs formes décrites en littératures comme: “accent étranger » « mélange de langues » « expressions non idiomatiques » mots d’emprunt » « emprunt sémantique » et autres ».

In practice interference takes many forms described in the literature as ‘foreign accent’ language mixture “unidiomatic expressions” “loanwords” “semantic borrowing”.

Pour Mfon, I. (1995 :1), du point de vue des théoriciens de la linguistique appliquée, l’interférence linguistique provient du transfert des tendances ou des habitudes linguistiques acquises dans une langue maîtrisée, souvent la langue maternelle (L1) dans l’apprentissage d’une deuxième langue (L2) qui peut être une langue étrangère.

 

Pour Ukaeje, F.E. (1995 :1), l’interférence linguistique peut être :

i.          Proactif : Lorsque la langue de départ influe sur la langue cible : c’est le cas d’un locuteur français apprenant l’anglais. Pour dire (est-ce que vous avez vu mon ami ?) il dira : (did you see my friend ?)

ii.         Rétroactif : Lorsque la langue cible influe sur la langue de départ : ceci peut s’expliquer en prenant l’exemple d’un locuteur anglais apprenant le français. Il dit en français (j’ai réalisé) pour (je me suis rendu compte).

iii.        Positif : Lorsque le transfert rend plus facile ou renforce l’apprentissage de la langue cible. Exemple : j’ai trois maisons pour « i have three houses » pronoun + verbe + numéral + nom (pluriel).

iv.        Négatif : Le transfert négatif ou contraire dégrade l’apprentissage de la langue cible. Exemple : un locuteur anglais apprenant le français peut dire « Je suis faim » au lieu de « j’ai faim ».

L’interférence linguistique est donc toute déviation des normes de la nouvelle langue (ou langue cible) qui s’explique par la structure de la langue maternelle ou de toutes autres langues connue du sujet.

 

3.0       La notion d’erreur linguistique

Une erreur linguistique est un énoncé oral ou écrit inadmissible constituant une violation du code grammatical ou sémantique de la langue. On distingue deux types d’erreurs : Erreurs de Performance et erreurs de compétence.

Erreur de Performance.

Il s’agit des erreurs d’inattention, d’oublie, dues à des distractions, à la fatigue, aux stress survenant lors des épreuves aboutissant à une perturbation dans l’application d’une règle pourtant connue (H. Bass et F. Pourquier, 1991 :209). Selon Najib et Akram (2010), l’apprenant connaît la règle qu’il aurait du appliquer, il est donc capable de se corriger. Ceci correspond à ce qu’on appelle couramment faute de langue.

 

Erreur de Compétence.

Il s’agit des erreurs que l’apprenant ne peut lui-même corriger. L’apprenant en commet non pas à cause d’une inaptitude, mais à cause de son niveau de connaissance de la langue étrangère étudiée à un moment donné (Basse, H. et Porquier, F. 1991 :209) cité par (Najib et Akram 2010 :166). L’erreur dévoile la connaissance imparfaite de la langue. Néanmoins, lorsqu’il progresse, il se perfectionne et acquiert plus d’expérience : il ne fera plus ou peu de telles erreurs. Contrairement à la faute selon Sedou, Y. (2009 :16), il est possible de prévoir les erreurs des apprenants si celles-ci sont systématiques et lorsqu’elles proviennent de la langue source ou d’une autre langue étrangère. Il existe un consensus faisant la distinction entre deux types d’erreurs : les erreurs interlinguales et les erreurs intralinguales.

Méthode d’enquête

Notre corpus d’analyse est constitué par les copies des étudiants du département de français au collège d’éducation (Adeniran Ogunsanya Collège of Education, Oto/Ijanikin, Lagos) au cours de l’année académique (2010-2011). Ces étudiants étaient en 3ième année avec le profil linguistique suivant : L1 = langue maternelle (yoruba, ibo, hausa, egun), L2 = anglais et L3 = français. Nous avons analysé leurs copies d’examen après un cours d’expression écrite.

Nous signalons ici que nous connaissons l’importance du transfert positif dans le processus d’apprentissage pour des apprenants qui maîtrisent plusieurs langues.

Par exemple : un apprenant qui utilise les expressions temporelles en anglais comme c’est le cas de notre contexte, rencontrera probablement moins de difficultés pour les maîtriser en français par rapport à un apprenant qui n’a jamais rencontré ces structures.

Ainsi comme l’a remarqué Jubril, F. (2009 :182), le transfert positif d’une langue à une autre peut donc faciliter l’apprentissage de celle-ci, mais nous avons voulu nous concentrer dans cette communication sur le transfert négatif et plus particulièrement sur les interférences lexicales provenant de la première langue étrangère (L2) sur l’apprentissage de la deuxième langue étrangère (L3) qui est le français.

Au cours de notre enquête, nous avons relevé plusieurs cas d’interférences chez nos étudiants.

 

L’interférence Syntaxico-sémantique.

Les apprenants produisent souvent la forme erronée « je te manque» au lieu de  « tu me manques ». Cette anomalie provient de l’interférence négatif avec l’anglais « I mis you ».

 

L’interférence Lexico-sémantique.

Nous avons remarqué l’emploi erroné du verbe « supporter » pour « soutenir », ils écrivent « mon père ou ma mère m’a supporter ». Cette erreur vient certainement du transfert négatif avec l’anglais.

L’interférence Phonétique.

Des erreurs phonétiques dues à la maîtrise de l’anglais se manifestent aussi dans de simples noms comme « chambre » utilisé en anglais dans « chamber  of commerce and industry ».  Le phonème /s/ et /z/ comme dans « désert » dit en anglais « désert », des verbes comme « observer » est prononcer « obsserve » et non « observe ».

Mais, ce qui est vraiment frappant à la suite des analyses que nous avons effectuées, c’est le cas des erreurs crées par l’interférence lexicale de l’anglais car, ces erreurs sont commises par les apprenants qui ont appris l’anglais comme première langue étrangère. Comme le français, deuxième langue étrangère apprise  ressemble à l’anglais, très suivent, les apprenants se référent surtout à l’anglais dans le domaine lexical or certains mot anglais et français se ressemblent mais s’orthographient différemment. Ceci est souvent une source de confusion pour les apprenants.

Nous voudrions maintenant donner des exemples d’erreur concernant les interférences lexicales de l’anglais vers le français.

 

Tableau I : Tableau des transferts négatifs entre deux langues : anglais et français observé chez nos apprenants.

Mot français

Mots anglais

Source de l’interférence

L’existence

Existance

Anglais

La période

Period

Anglais

La personne

Person

Anglais

L’effet

Effect

Anglais

La connexion

Connection

Anglais

Corriger

Correcter

Anglais

La syntaxe

Syntax

Anglais

Le groupe

Group

Anglais

L’exemple

Example

Anglais

L’organe

Organ

Anglais

L’objet

Object

Anglais

L’adulte

Adult

Anglais

L’environnement

Environment

Anglais

Le juge

Judge

Anglais

La musique

Music

Anglais

La physique

Physic

Anglais

La politique

Politics

Anglais

L’adresse

Adresse

Anglais

Le diner

Diner

Anglais

Le mariage

Mariage

Anglais

La littérature

Literature

Anglais

L’appartement

Appartment

Anglais

L’enveloppe

Envelope

Anglais

 

 

Le tableau ci-dessus regroupe quelques erreurs dues aux interférences lexicales que nous avons relevées dans les expressions orthographiées de nos étudiants. Par exemple : le mot « groupe » s’écrit en anglais sans « e » et le mot « exemple » s’écrit en anglais avec « a ».

Ainsi, les étudiants qui sont habitués à écrire les mots en anglais les transmettent en français avec l’orthographe anglaise. Ceci est dû aux grandes ressemblances des deux langues.

Le deuxième point que nous avons relevé est que dans les deux langues, ces mots cités ci-dessus ont le même sens. Parfois nous pourrons avoir des mots identiques du point de vue de l’orthographe mais avec des différences au niveau sémantique. Pour ces deux différents types d’exemples, les interférences lexicales s’appellent « des faux amis ».

Le troisième point que nous avons relevé est que l’influence de l’anglais se manifeste également dans l’orthographe des lettres minuscules et majuscules. Certes les mois de l’année et les jours de la semaine prennent des majuscules en anglais. Les apprenants tombent dans le piège du transfert négatif, ce qui explique les exemples comme « je suis ne en Août », « j’arrive a la maison en Décembre » ou « j’arrive chez nous le Lundi. »

 

Recommandation

L’analyse des erreurs présente un intérêt didactique certain. En effet, elle constitue l’un des principaux supports de l’enseignement car elle permet non seulement de déterminer le niveau de connaissance des apprenants mais aussi de préciser les difficultés qu’ils rencontrent et de mettre au point des stratégies pédagogiques qui tiennent compte de ces difficultés. Notre étude a montré que la maîtrise de l’écriture correcte n’est pas acquise par les étudiants. Les erreurs que nous avons répertoriées peuvent être utilisées pour établir des démarches de correction lexicales. Ainsi l’enseignement ne doit pas être centré exclusivement sur les manuels utilisés en classe. Ceci nous amène vers l’utilité des ‘’TIC’’ (Technologies de l’Information et de la Communication) pour la résolution du problème de l’interférence linguistique en classe de Français Langue Etrangère (FLE).

Avec l’expérience, l’enseignant peut parfois anticiper certaines erreurs que les apprenants pourraient commettre mais, le problème reste posé et exige une stratégie adéquate de la part des enseignants.  Nous recommandons donc à l’enseignant l’utilisation des moyens informatiques (mémorisation des sons sur les portable, l’écoute des Disques Compaq, les télévisions, etc) pour aider l’apprenant à valoriser son transfert positif et à minimiser l’interférence d’une langue sur l’autre.

Comme l’a remarqué Manteaux (2004) cité par Abudu (2009 :9) « le système éducatif est directement interpellé par le développement des technologies interactifs de réseaux, composantes majeure de la société de l’information qui est en construction ».

Selon Abudu (2009 :9), il est donc nécessaire pour chacun de maîtriser ces nouveaux outils d’information, d’avoir un nouveau rapport avec les savoirs qu’elles induisent. On se demande à ce niveau comment l’enseignant peut utiliser l’informatique pour résoudre le problème de l’interférence linguistique !

Tout d’abord, portons un regard sur le terme Informatique qui résulte de la combinaison des deux premières syllabes du terme « information » et les deux dernières syllabes du terme « automatique ».

Selon Magi, F. (2009 :72), il désigne à l’origine l’ensemble des activités liées à la conception et à l’emploie des ordinateurs pour traiter des informations.

D’après Stone, P. (2007 :12), étymologiquement, le terme « informatik » est crée en 1957 par l’ingénieur Jear steinbock dans son essai intitulé : « informatik ». « automatiche informationsverarbeiting » pourront être rendu en français par « informatique = traitement automatique de l’information ». C’est en mars 1962 que le terme « informatique » est utilisé pour la première fois en France par Philipe Dreyfus, ancien directeur du Centre National de Calcul Electronique de Bull pour son entreprise ‘’Société Informatique Appliquée’’. C’est en 1960 en France  que l’usage officiel du mot est consacré par l’académie française pour désigner ‘’la science du traitement de l’information’’. Ce mot a été largement adopté dès cette époque par la presse, l’industrie et les Universités.

Il convient de rappeler que l’intégration des ’TIC’’ (Technologies de l’Information et de la Communication) dans l’enseignement/apprentissage des langues est de nos jours une donnée incontournable qui fait l’objet de recherche scientifique partout dans le monde, Bouazzaoui (2012 :39).  L’émerveillement face aux ‘’TIC’’ (Technologies de l’Information et de la Communication) a vu le jour il y a quelques années avec l’émergence de la méthodologie dite SGAV ayant introduit une nouvelle façon d’enseigner la langue (surtout les langues étrangères telles que le français et l’anglais) en faisant recours à l’audio-visuel appelé à suppléer les moyens purement livresques qui étaient antérieurement d’usage. Cette méthode vient résoudre le problème de l’interférence linguistique au niveau lexical vis-à-vis avec l’intervention des TIC.

Au passage, nous soulignons le cas des sites suivants www.francaisfacile.com; www.bonjourdefrance.fr et   www.tv.5.org Outre les contenus culturels et linguistiques de la langue française, la grammaire, l’orthographe, ces sites accordent une place privilégiée aux problèmes lexicaux et à la compétence communicative.

Si nous prenons le cas du site français ‘’facile’’, il est très pratique et profitable à tout apprenant désireux d’améliorer des compétences linguistiques à divers niveaux de la langue. L’apprenant a non seulement la possibilité de soumettre ses propres exercices mais aussi de poser des questions. Les abonnés au site peuvent lui fournir des éléments de réponse à des questions qui le préoccupent. (Bouazzaoui, M.E.L. 2010 :39). Il en va de même pour le site ‘’Bonjour de France’’ et ‘’apprendre le français’’ avec TV 5.

Les avantages de l’intégration des TIC dans le but de résoudre le problème de l’inférence sont énormes. Ces deux sites présentent une plus values résultant de l’intégration de supports audio-visuels facilitant à l’apprenant, une appréhension globale de la langue française. ‘’Bonjour de France’’ propose des situations visant à régler les problèmes linguistiques des apprenants. Cela permet de résoudre les problèmes afférents au ‘’déchiffrage’’ de l’interférence linguistique en utilisant les TIC.

Pour résoudre le problème de l’interférence linguistique, quatre objectifs peuvent être poursuivis :

1. Sensibiliser l’apprenant pour un processus d’autonomisation grâce à l’Internet en lui montrant les sites auxquelles il peut accéder.

2. Pour l’enseignant, il pourrait exploiter les potentialités de TV 5 et du campus pour diversifier ses scénarios pédagogiques ;

3. Proposer des activités hebdomadaires diversifiées en rapport avec les thèmes abordés en classe.

4. L’enseignant offre à l’apprenant des activités de consolidation et suscite également des échanges inter-culturelles. (Bouazzaoui, M. E.L. 2012).

 

Conclusion

Nous nous sommes donnés pour tâche d’analyser brièvement un seul exemple d’interférence, mais il en existe bien sûr plusieurs autres.

Nous espérons que cette communication contribuera à faciliter non seulement à l’apprentissage  d’une nouvelle langue, mais aussi à favoriser la bonne communication de la part de nos étudiants.

Nous espérons aussi que si des études pareilles peuvent se multiplier et conduire à des propositions pertinentes, l’enseignement et l’apprentissage du français sera rendu de plus en plus facile et pratique dans toutes les écoles d’enseignement (Colleges of Education) du Nigeria.

 

Références bibliographiques

Abdou, R. (2009). Les TICE et l’étude contractive de la morphosyntaxe de l’énonce du français et du WOLOOF Mémoire de Maitrise, Université Cheik Anta Diop, Sénégal.

Akran, P. (2010). « L’erreur, un facteur de dynamisme dans les «  processus d’apprentissage ». In : PLUME, Paris.

Debyser, F. (1971). Guide pédagogique pour le professeur de français langue étrangère. Paris, Hachette.

De Pietro, F.J. (1980). Language structure in contract. Mass : New Burg House Publication.

Djaranger, D.I. (1987). “Quelques problèmes d’interférences linguistiques dans l’apprentissage du français au Tchad: cas des Apprenants Bedjondes”. In : RENEF. Vol. 1, No. 5.

Dorder, C. (1990). Linguistique et enseignement du français. Paris, Larousse.

Jubril, F. (2009). La classe de français langue étrangère, Banjul, Det Publication.

Kwofie, E.N. (1995). « L’interférence linguistique dans une classe de français/anglais »  communication présentée au 2ème conférence pour les Prof de français FLV, Badagry au Nigeria.

Mackey, W.F. (1962). « The description of Bilinguisme ». In: Canadian Journal of Linguistics.

Mfon, I. (1995). “L’interférence linguistique dans une classe de francais chez Ibibio”. Communication présentée au NFLV, Badagry.

Magi, F. (2009). Exercice systématique de prononciation française. Paris, Hachette.

Nagis, R. et Akram, O. (2010). « L’analyse des erreurs en FLE chez les Apprenants jordaniens et Bahreïnies ». In: Jorddan Journal of Modern Languages and Literature. Vol. 2, No. 2.

Sedou, Y. (2009). « L’analyse des erreurs et les TICE, un bilan pratique ». In: Language VII, Paris, Vinceness Vol. 13.

Ukaeje, F. (1995). « L’analyse contrastive au service des enseignants, étude de la modalité possessive en Igbo et en français ». Communication présentée au 2eme Conférence Annuelle pour les Professeurs du français au niveau Secondaire, NFLV, Badagry.

 

INTRODUCTION DE « STUDIO 100 NIVEAU 1 ET 2 »  DANS L’ENSEIGNEMENT DU FRANCAIS AUX ETUDIANTS EN ANNEE DE LICENCE AU NIGERIA

Mme Comfort Chioma OLOWOLAGBA

French Department, School of Languages,

Adeyemi College of Education, Ondo, Nigéria

 

Résumé

L’introduction des TIC dans l’éducation et la formation n’est plus une vue de l’esprit. En effet les nouvelles technologies ont pénétré, et nul ne peut le nier, de manière considérable tous les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Elles offrent de nouvelles modalisés d’enseignement et d’apprentissage en particulier dans le domaine des langues étrangères. Studio 100 pour permettre à l’apprenant de mieux se formaliser avec la langue française a élaboré un manuel de communication à l’heure des TICE (Technologies de l’information pour l’éducation). Studio 100 à travers plusieurs supports facilitent l’apprentissage de la langue française et permet à l’apprenant d’être autonome.

Mots clés : Enseignement, Français, Etudiants, Education.

 

 

 

 

Introduction

De nos jours, l’on remarque que l’un des plus grands défis qui s’opposent à l’apprentissage du Français aux étudiants des universités et des collèges d’éducation est la disponibilité de matériels adaptés à ce niveau. Cela est d’emblée,  un très grand problème car qui veut apprendre une langue doit avoir le matériel nécessaire à l’apprentissage de la langue. Les auteurs de « La Didactique et Pédagogique» (2006) Johanne Lebrun, Johanne Bedarol, Abdelkrim Hasni, Vincent Grenon ont souligné que le matériel didactique et pédagogique se situe à la confluence des interactions qui s’instaurent entre l’enseignement, l’élève et les objets d’apprentissage. Il est bien clair que dans la recherche ordonnée du savoir langagier, la recherche de manuels appropriés à l’enseignement s’impose.

Ainsi, dans la tentative de vouloir proposer une solution à cette  interrogation, les manuels pédagogiques « Studio 100 niveau 1 et 2 » apportent des solutions aux problèmes que peuvent rencontrer les étudiants Nigérians de licence en français. Cela dit, quels sont les avantages que proposent studio 100 ? Quels sont les difficultés que peuvent rencontrer les étudiants nigérians en année de licence dans leur apprentissage du français avec les manuels ? « Studio 100 niveau 1 et 2 » Les manuels pédagogiques studios 100 niveau 1 et 2 sont-ils à recommander aux étudiants nigérians en année de licence?

 

La langue française et les nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC)

Suite à des publications, une étude a été réalisée à l’université de Montréal concernant l’amélioration de la réussite des élèves par les TIC (Technologie d’Information et de Communication). Selon Simon Collin et Thierry Karsenti, les TIC ont un potentiel pour soutenir la compétence en français des élèves.  Tout d’abord, les élèves en présence de TIC sont beaucoup plus motivés à écrire. En effet, les outils de communications sont très présents dans la vie quotidienne des élèves (portables, ordinateurs portables, Ipad…) et seraient très utiles et bénéfiques de les utiliser. De plus, cela rend plus facilement accessible des ressources et des outils diversifiés pour le français. Pour illustrer cette étude, Madame Sophie Cadieux a dit : « les aides technologiques à l’écriture offrent une meilleure chance de réussite scolaire aux élèves présentant un trouble d’apprentissage. Ces outils ne sont pas une béquille, mais une occasion pour l’élève de reprendre confiance en ses propres capacités »

Les  technologies font partie de notre vie quotidienne. Dans le système de l’éducation, il est nécessaire de les intégrer auprès des jeunes afin de susciter leur intérêt et leur motivation. Plusieurs outils technologiques permettent de corriger les erreurs d’orthographes et de syntaxes tels que les logiciels de correction. Les TIC aident les jeunes à l’amélioration du français écrit et oral. C’est dans cet élan d’améliorer et de moderniser la langue française que « studio 100 » a élaboré un livre répondant aux exigences d’aujourd’hui à travers  « méthode de français »  et son « cahier d’activités niveau 1 et 2 ».

Les avantages proposés par « studio 100 »

  1. 1. La grille descriptive
  • Type de matériel

Chaque méthode (studio 100 niveau 1, niveau 2) comprend le livre de l’élève,  le cahier d’exercices assorti d’un CD-ROM.

  • Publique

Studio 100 s’adresse aux grands adolescents et aux adultes, niveau débutant.

  • Structure générale de la méthode

Ces deux premiers volumes de la méthode sont divisés en quatre parcours, eux-mêmes divisés en  quatre séquences. Ces parcours sont des macrostructures regroupant plusieurs séquences en vue de la mise en place d’une compétence communicative globale.

  • Contenu

Une séquence pédagogique est un ensemble de séances visant l’acquisition d’un savoir faire. C’est par rapport à l’objectif assigné à la séquence que sont mobilisés les outils linguistiques.  Le ou les savoir faire aussi que les points de grammaire, de lexique, de phonétique, d’écrit et de culture abordés sont listés en début de chaque séquence.

  • Support

Les supports sont extrêmement variés.  Photos, publicités, affiches de cinéma, pochettes de disque, page internet, couverture de livres ou de magazines, premières pages de journaux, cartes postale, fiches de cuisine, horaires de train, … Ces documents semi-authentiques donnent à la méthode un caractère résolument actuel. La variété des styles de dessins illustrant les dialogues ou encore la richesse des couleurs en fait une méthode éminemment visuelle.

1.2 La méthode d’enseignement utilisée dans « Studio 100 »

Selon le dictionnaire Le petit Larousse illustré, de l’édition 2009, la méthode se définit comme étant  l’« ensemble ordonné de manière logique de principes, des règles, d’étapes permettant de parvenir à un résultat ». Ainsi donc, la méthode s’inscrit dans la perspective d’enseignement en vue de parvenir à l’acquisition de la connaissance, d’où une maîtrise de la langue. Aussi, Le Robert d’aujourd’hui, n’expose-t-il pas que la méthode de l’enseignement fait part des « règles et principes sur lesquels reposent l’enseignement, la pratique d’un art, d’une technique ». Il est bien excédent que le rapport de la méthode d’enseignement se rattache à l’usage ou à la bonne sélection du manuel pédagogique. Ainsi, Studio 100 propose dans sa méthodologie, un début d’apprentissage, particulièrement dans celui du niveau 1, une priorité donnée à la compréhension orale suivant ainsi les préceptes de l’acquisition naturelle. Les auteurs de Studio 100 utilisent la progression en spirale. L’apprenant trouve des activités de reprise et d’anticipation (une séquence par parcours aux niveaux 1 et 2) qui lui permettent de revoir, d’affirmer, et de développer ses acquisitions. Au sein d’un parcours, l’apprenant a des tâches à accomplir suivant la compétence envisagée : compréhension et expression orale et écrite, approche interculturelle. Ce travail a pour but de mobiliser les capacités langagières et cognitives de l’apprenant et ainsi d’éviter un travail passif. Un autre aspect de la méthodologie Studio 100 est le principe d’activités croisées, mettant enjeu plusieurs aptitudes au sein d’une même activité. Les auteurs se basent sur le fait que la réalité de notre monde professionnel, scolaire et individuel est de plus en plus « multitâches ». Les aptitudes mises en œuvre sont indiquées par des symboles au début de chaque activité.

  • La Méthode Communicative

–          Besoins du public

L’approche interculturelle de la méthode lui permet de s’adapter à des publiques très hétérogènes. Studio 100 est toujours en fonction de ce que l’apprenant peut en dire sur un mode de comparaison interculturelle. L’approche « Franco-française » est supplantée par une représentation multiculturelle de la population ainsi que par des références internationales actuelles.

–         Objectif

Chaque parcours vise à faire acquérir à l’apprenant une compétence de communication. Dans Studio 100 niveau 1 : Parcours 1, obtenir, transmettre l’information. Parcours 2 : exprime les goûts, ses opinions, argumentées en utilisant des moyens linguistiques très simples. Parcours 3 : manier les notions de temps. Parcours 4 : exprimer une demande. Dans studio 100 niveau 2, place au discours. La priorité bascule de la compréhension orale globale à une compréhension orale plus affinée, détaillée. Parcours 1 : d’un discours a l’autre. Parcours 2 : récits et projets. Parcours 3 : explications et conditions. Parcours 4 : prise de parole. Le texte littéraire fait son apparition. Ainsi, la méthode utilisée dans Studio 100 présente également l’avantage de proposer des activités orientées vers la résolution de tâches précises. Au cours des multiples activités de compréhension et écrite, les apprenants doivent résoudre des tâches qui les amènent à développer des stratégies de lecture et d’écoute.

 

 

 

–         Le principe des activités croisées

Dans l’ensemble du dispositif pédagogique studio 100. Les activités ont l’avantage, par rapport à une méthode plus traditionnelle, d’être croisées. Pour un exercice concernant les articles partitifs dans Studio 100 niveau 1, les apprenants doivent d’abord écouter un dialogue puis l’associer avec une image. En suite, lire, comprendre un  menu et enfin l’associer à  cette même image. Dans un seul et même exercice, les apprenants doivent donc faire appel à trois aptitudes, signalées chacune par une icône, « comprendre », « lire » et « parler ». L’objectif de l’exercice étant clairement indiqué, l’apprenant n’a plus qu’à mener à bien ses tâches.

 

–         Des activités créatrices

La méthode est très riche en exercice d’écoute. D’après Krashen et Terrell, cette  liberté relative de la prise de parole correspond à un facteur de baisse d’anxiété chez l’apprenant adulte qui ne parlers que lorsqu’il en aura envie au sein du groupe de classe.

– La place de l’enseignement

Il revient au professeur d’organiser des activités créatrices d’expressions orales et de réintégrer la communication réelle à la classe. Mais avec une telle profusion de documents authentiques et une rubrique culture enrichie au terme de chaque parcours, cette responsabilité est grandement facilitée. Cette méthode axée sur la communication exige du professeur qu’il arrive, organise, sollicite afin de permettre aux apprenants de sa confronter a l’intérieur de la classe, a des situations directement transposables, des situations qu’ils pourraient rencontrer avec des couleurs natifs.

Studio 100 oblige les professeurs à se familiariser avec une méthodologie qui donne la priorité à l’oral en début d’apprentissage et qui privilégie une approche de la grammaire plus oralisée et en contexte la présence dans le guide pédagogique de «  points formations » sur différents aspects liés aux options pédagogiques adoptées par Studio 100 a pour vocation d’aider les enseignements dans cette entreprise.

 

 

 

 

1.3 L’enseignement de la culture et de la civilisation française

Selon le dictionnaire pratique du français Hachette, la civilisation se traduit comme étant « l’ensemble des phénomènes sociaux, religieux, intellectuels, artistiques, scientifiques et techniques propres à un peuple et transmis par l’éducation ». Ainsi, la civilisation se réfère donc aux manières de vivre, savoir faires, aux pratiques et coutumes d’un peuple ou d’une société. Ainsi donc, l’enseignement de la civilisation française met l’apprenant au courant de toutes les habitudes et pensées de la culture sur laquelle il étudie. L’étudiant apprend donc les facettes de la culture, des coutumes et avancées philosophiques, littéraires, scientifiques, …de la culture française.

A travers une illustration d’images faites en couleur et l’ajout d’un support audio, studio 100, permet à l’apprenant de pouvoir avoir accès à la culture française : son mode et train de vie, sa manière de s’habiller, sa cuisine, ses passe temps, etc. Cette approche permet, notamment à l’étudiant de découvrir le quotidien des français à travers leur culture et leur art. Ainsi, selon le sociologue québécois Guy Rocher, la culture se définie comme « un ensemble lié de manières de penser, de sentir et d’agir plus ou moins formalisées qui, étant apprises et partagées par une pluralité de personnes, servent, d’une manière a la fois objective et symbolique, à constituer ces personnes en une collectivité particulière et distincte ». La culture est donc l’ensemble des productions matérielles ou immatérielles acquises en société. Studio 100 permet donc à l’étudiant de pouvoir s’imprégner de la culture française.

II.      Les difficultés que peuvent rencontrer les étudiants dans l’usage de « studio 100 »

2.1     L’aspect financier

L’un des problèmes actuels que peuvent rencontrer les étudiants en année de licence en français dans l’usage de « Studio 100 », c’est bien évidement l’aspect matériel.  Celà dit,  le matériel fait appel au côté financier qui est du coup l’un des facteurs qui militent contre l’acquisition d’ouvrages scolaires et universitaires. L’étudiant devra faire face aux coûts d’achat du matériel.

2.2       La disponibilité du matériel

Il sera diligent de rappeler que Studio 100 est une production française (Editions, Didier, Paris 2002), donc imprimée en France. Dans les soucis de vouloir satisfaire une demande importante, il faudra envisager une approche internationale en vue de pouvoir avoir accès à ces ouvrages universitaires.

2.3    L’aspect matériel

Il est l’occasion de préciser que les ouvrages pédagogiques « Studio 100 » sont accompagnées d’un disque audio, ce qui permettre aux étudiants de pouvoir avoir accès aux sons et prononciations des divers mots employés. Cependant, il est très difficile de rencontrer des salles d’études équipées d’un appareillage qui faciliteraient l’utilisation du matériel à bon escient.

2.4 Le niveau de l’enseignant

Selon dictionnaire Le Robert d’aujourd’hui, un enseignant c’est « celui qui enseigne » ; c’est-à-dire celui qui transmet à un élève des connaissances ou des techniques de façon a ce qu’il comprenne et assimile. Celà dit, il y va de l’enseignant de s’assurer de sa connaissance et de son attitude à pouvoir enseigner. L’enseignant doit faire en sorte qu’il maîtrise et manie bien la langue française aux fins de pouvoir l’enseigner aux apprenants. Même-si Studio 100 propose un usage simple, il va notamment falloir à l’enseignant d’user de toutes ses qualités ou aptitudes professionnelles pour pouvoir judicieusement utiliser l’ouvrage.

 

Conclusion

En somme, on pourrait affirmer que « Studio 100» propose une série d’activités pédagogiques et culturelles. Les auteurs de « Studio 100» proposent une image multiculturelle de la France.  Ils donnent un caractère authentique à la méthode, introduisent les contenus selon une progression en spirale, proposent des activités d’apprentissage croisées en variant les supports. Ces supports sont d’emblée fondés sur l’apprentissage des tâches à accomplir. Ceci étant, « Studio 100 » se propose d’apporter une nouvelle approche de la grammaire. Une grammaire communicative. Il est donc important de souligner l’introduction de cet ouvrage dans l’apprentissage du français au Nigéria en tant que langue l’étrangère. Cet ouvrage répond à toutes les exigences de l’enseignement du français aux étudiants en année de licence.

 

Références

 

Sylvie Thibonnet et Christophe Galian (2004) Electronic

Journal of foreign language teaching, National University of

Singapore. Vol. 1 no 1. Pp 89-94

 

Christian Lavernne et al, (2001) Studio 100 Méthode de

français niveau 1 et 2, Editions Didier, Paris, France.

 

Yves Garnier et al, (2008) Le Petit Larousse illustré, Editions

Larousse.

 

Françoise Guerard. (1987). Le dictionnaire pratique du

français, Editions Hachette.

 

Alain Rey. (1993). Le robert dictionnaire d’aujourd’hui,

Editions Robert.

 

Johanne Lebrun, et al (2004) Le matériel didactique et pédagogique : soutien à l’appropriation ou déterminant de l’intervention éducative, éditions les presses de l’université LAVA

 

EXAMINATION MALPRACTICES AND ACADEMIC PERFORMANCE: THE ROLES OF LECTURERS IN THE VOCATIONAL AND TECHNICAL EDUCATION IN NIGERIA TERTIARY INSTITUTIONS

Mme  Safurat Toyin AJANI

Business Education Department,

School of Vocational and Technical Education,

Adeniran Ogunsanya College of Education,

Otto/Ijanikin, Lagos State, Nigeria.

Abstract

The focus of this paper is on the roles of lecturers in examination malpractice and its effects on vocational and technical education students’ academic performance in colleges of education.  Sixty lecturers from three colleges of education in Lagos State viz Adeniran Ogunsanya College of Education, Otto/Ijanikin, Michael Otedola College of Primary Education, Epe and Federal College of Technical Education, Akoka form the sample population for the study.  Twenty (20) respondents were selected from each of the college of education.  Descriptive research design was adopted with self designed questionnaire on examination malpractices and the role of lecturers to test the three formulated hypotheses.  Chi-square method was applied for the analysis of the data.  Findings revealed that examination malpractices have serious negative effects on the vocational and technical education students which may seriously affect students’ future life.  Based on the findings, recommendations were given towards curbing involvement of lecturers in examination malpractices in our tertiary institutions.

Introduction

Examination in the school system is the most valuable option of assessing the process of teaching and learning outcomes.  Examination is the test of knowledge, attitude, ability, capability and qualification.  At the end of interaction between the teacher and the learners, there is usual process of evaluating the learners to ascertain the level of assimilation and mastery of skills being imparted.  Examination  can be in form of quiz, oral questioning, class test, mid-semester and the end of semester examinations.

Inspite of many times of preparations for examination by various stake holders, cases of cheating have always been reported at different levels.  The phenomenon of examination malpractices in Nigeria has been a major concern to everybody.   It is a great threat to the growth and development of educational systems in Nigeria.  Good quality and standard of certificates being awarded are usually compromised as a result of the ever-growing trend in examination malpractices.

Many authors have described examination malpractices in different ways, according to Ajayi and Ekundayo (2010) in Akindutire (2012) “examination malpractice is an attempt by examinees to use fraudulent means to achieve success in an examination”.   It is an organized cheating adopted by candidates of examination, who have no confidence in themselves to pass the examination but have confidence in fraud.  Mgbekem (2004) and Akindutire (2004) refer to examination malpractice as the massive and unprecedented abuse of rules and regulations concerning internal and public examination.

Ojulari (2000) in John et-al (2009) sees lecturers as manpower requirements resources necessary for higher quality development for higher learning.  Therefore, management should see manpower planning as part of the planning process that is part of the process of deciding how the objectives of an organization or institution would be achieved.

Ojulari (2000) opined that academic staffs are asset to tertiary institutions not only in terms of numerical strength but also in terms of quality.  Hence, Okolo (2003) writing on causes of examination malpractices suggests that sometimes academic staff themselves also cause this problem by leakage of papers to students or selling  question papers to students and receiving other forms of gratifications and incentives from parents or students.  He also indicts invigilators assigned the onerous responsibility of keeping order and vigilance at halls, fail to do this and close their eyes to various form of examination malpractices.

However, literatures on the roles of lecturers in examination malpractices are rare and this is one of the justification and basis for carrying out this study.  Most of the study elucidate students and parents involvement and nature of examination malpractices.  But it must be noted that for any examination malpractices to take place, staff of such institution must be involved.

Akindutire (2012) asserted that the consequences of examination malpractices on our academic include lowering of the quality and standard of certificate issued to candidates, damaging of  the status of education, wide spread of corruption, unmitigated disgrace to our country, non-recognition of the certificates by foreign universities, lowering of the integrity of the nation and all kinds of evil vices.

Aina (1996) in John et-al (2009) suggests occupational status, poor academic staff motivation and poor remuneration as some of the factors responsible for involvement of lecturers in examination malpractices.  Ojerinde (1996) highlights some factors that may lead to academic staff involvement in examination malpractice as Nigerian factors such as over-emphasis on certificate, corruption, poor funding of educational institutions, poverty etc.

However, Ajani (2006) opined that examination malpractice has numerous negative effects on its perpetrators.  Some of which include inability to defend ones certificate, under-development of the nation, capital punishment, forfeiture of ones academic career and disgrace of oneself and the family among many others.

Therefore, it is against this background that this study investigates the role of lecturers in examination malpractice and its effects on vocational and technical education students’ academic performance in school.

Statement of the Problem

One of the roles of higher institution is to produce literate citizens who can contribute meaningfully to the growth and development of the society.  In order to carry out this role successfully, lecturers need to maintain quality by avoiding any form of malpractices which can affect the validity and reliability of their products.

Hence, this study tries to investigate the role of lecturers in examination malpractice and its effects on academic performance of vocational and technical education students

Research Hypotheses

The following hypotheses were formulated for the study:

Ho1:      There is no significant relationship between students academic performance and the roles played by lecturers in examination practice.

Ho2:      There is no significant relationship between students academic performance and students future placement after school.

Ho3:      There is no significant relationship between students academic performance and attitude of academic staff towards teaching and learning of vocational and technical education.

Methodology

The study was confined to three Colleges of Education Lecturers.  The Colleges are Adeniran Ogunsanya College of Education, Otto/Ijanikin, Federal Technical College of Education, Akoka and Michael Otedola College of Primary Education, Epe.  Descriptive survey design was employed in the Study. A total of Sixty Academic Staff members were randomly selected from the three Colleges of Education i.e. Twenty academic Staff members were randomly selected from each College of Education using simple random sampling technique, which gives a total of Sixty respondents.

Questionnaire was used as the instrument to ascertain the roles of lecturers in examination malpractice and its effects on vocational and technical education students’ performance.  The questionnaire consisted of fifteen items which corresponded to the three formulated hypotheses.  The questionnaire was divided into two sections.  Section A and B.  Section A consisted of bio-data like mental status, sex, teaching experience and department.  While section B comprised fifteen items (T1, T2, T3,…T15,) with four options to each of the item (likert Scale moderated to four) such as S.A. (Strongly Agreed), A (Agreed), D (Disagreed), and SD (Strong Disagreed

Construct and content validity was established by giving the instruments to some lecturers who were part of the population but not part of the sample population to evaluate the suitability of the test for target population.  Corrections were made according to suggestions before administering to the target population, the instrument was therefore subjected to reliability test using test re-test procedure.

Results on Tested Hypotheses

Ho1:     There is no significant relationship between the students’ academic performance and the roles played by lecturers in examination malpractice.

Table 1: Result of Hypothesis One

Items

Sa

A

D

Sd

Total

Df

Sig. Level

X2 calculate

X2 critical

Decision

T1

26

24

4

6

60

13

0.05

106.02

20.02

Rejected

T2

3

5

25

27

60

 

 

 

 

 

T3

10

13

20

17

60

 

 

 

 

 

T4

6

4

23

27

60

 

 

 

 

 

T5

21

18

14

7

60

 

 

 

 

 

Total

66

64

86

84

600

 

 

 

 

 

Table I above showed that the calculated value is greater than the table value i.e. (106.02)> (20.02) at 0.05 significant level with at 13 as degree of freedom.

As a result of this, the null hypothesis formulated is rejected.  This shows that there is significant relationship between roles played by lecturers in examination malpractice and students’ academic performance in vocational and technical education.

 

 

Ho2 There is no significant relationship between students’ academic performance and students future placement after schooling.

Table 2: Result of Hypothesis 2

Items

Sa

A

Sd

D

Total

Df

Sig. Level

X2 calculated

X2 critical

Decision

T6

4

10

26

20

60

13

0.05

80.50

20.02

Rejected

T7

20

25

6

9

60

 

 

 

 

 

T8

10

13

15

22

60

 

 

 

 

 

T9

20

25

11

4

60

 

 

 

 

 

T10

12

29

13

6

60

 

 

 

 

 

Total

66

102

71

61

300

 

 

 

 

 

Table 2 revealed that the calculated value is greater than the table value i.e. 80.50 > 20.02 at 0.05 significant level and degree of freedom of 13.  Therefore, the second formulated hypothesis too is rejected.  Hence, there is significant relationship between students’ academic performance and their placement after schooling.

Ho3:      There is no significant relationship between students academic performance and attitude of academic staff towards teaching and learning of vocational and technical education in colleges of education.

 

 

Table 3: Result of Hypothesis 3

Items

Sa

A

Sd

D

Total

Df

Sig. Level

X2 calculated

X2 critical

Decision

T11

20

28

6

6

60

13

0.05

46.02

20.02

Rejected

T12

30

20

7

3

60

 

 

 

 

 

T13

26

22

7

5

60

 

 

 

 

 

T14

10

26

15

9

60

 

 

 

 

 

T15

32

22

4

2

60

 

 

 

 

 

Total

118

118

39

25

300

 

 

 

 

 

 

Table 3 revealed that the calculated value is greater than the

table value i.e. 46.02 > 20.02 at 0.05 significant level and 13 as

degree if freedom. Therefore, the third null hypothesis is rejected.  It can be concluded that there is significant relationship between students’ academic performance and attitude of academic staff towards teaching and learning of vocational and technical education courses.

 

Discussion of Findings

The result showed the roles played by lecturers in examination malpractice had a great effect on students’ attitude towards vocational and technical education.  This implies that attitude of students will be positive if there is no way for them to have access to examination questions before the examination.  They will also be ready to come to classes and do their assignment as at when due.  But if is the other way round, their attitude will be negative.  It is well known that students perform below expectation if their attitude to a course is poor.  This is in agreement with Daramola and Oluyeba (1992) which says conduct of an examination in or outside the examination hall can help to stimulate and motivate right attitude of students to their study.  Yoloye (1994) and Ogunkola (2002) also opined that the attitude of a learner towards learning would determine the measure of the learners’ attractiveness or repulsiveness to learning.

Consequently, it was also discovered from the study that examination malpractice will affect the academic performance of vocational and technical education students.  The involvement of lecturers in examination malpractice would give wrong impression about the students’ performance because they might relax in their study.  Ogunsanya (2003) noted that involvement of lecturers in examination malpractice will send a wrong signal to the students thereby sacrificing hard-work for laziness.

The study also established that involvement of lecturers in examination malpractice will affect the future placement of students in any organization. This implies that the job performance of students after graduation will be poor.  They may be unable to defend their certificate. This is why Eze and Ezeani (1991) suggested a rigorous examination for an applicant before giving such an applicant the job, especially practical aspect of their profession.

Finally, it should be noted that examination malpractice is a global issue; it could be minimized in schools, if the society places less emphasis on certificate in the assessment and placement of students. There should be heavy sanctions against dishonest lecturers and this should be tied to a strict punishment. Any staff caught should be made to face the disciplinary committee so as to serve as warning to others that might be nursing such habits. This is in accordance with Sosanya (2003) who opined that examination leakage may result from lack of dedication to duty by academic staff. Looking at it from another angle, Daramola and Oluyeba (1992) agreed that if lecturers are overloaded with academic work, they can lose concentration and may not care whether the candidates cheat or not.

 

Conclusion

In view of the above discussions, we can say that the role lecturers play in examination malpractice would seriously affect the attitude, academic performance and future placement of vocational and technical education students. Therefore,. For academic staff to be effective, their strength in terms of minimum standard, motivation, better recommendations should be encouraged.

 

RECOMMENDATIONS

Based on the findings, the following recommendations are given:

  • Lecturers should diligently re-dedicate themselves to their noble profession. This could serve as a potent moral suasion, capable of boosting the confidence of students and discouraging them from engaging in examination malpractice.
  • Students should be assisted to cultivate a high reading culture/good study habits instead of thinking on how to engage in examination malpractice. They should imbibe self-confidence to be achievers in life and not depending on others or cheating.
  • There should be imposition of tougher sanction against candidates,. Invigilators, lecturers and any other perpetrators of examination fraud. Punishment to be meted out includes rustication of affected students, expulsion of affected students, dismissal of lecturers, etc.
  • De-emphasizing possession of certificates at all costs.
  • To stimulate and facilitate effective learning, institutions should be provided with at least minimum teaching facilities.
  • Lecturers should help their students to [prepare better for examination by avoiding undue threat that may generate tension during examination.
  • There should be massive campaign against examination malpractice and leakage. The fight against examination malpractice should be a collective one, involving everybody in the nation if success is to be recorded. There has to be immediate strengthening and enforcement of the examination malpractice ACT 33 of 1991. This law prescribes fine ranging from N50,000.00 to N500,000 and jail terms of three to five years for offenders upon conviction without option of fine. This law has never been put to action as many of those caught have been left un-prosecuted.
  • Seminars should be organized for lecturers at various levels to sanitize people on the evils of examination malpractice.

 

References

Aina, O.D. (1996): Promoting the ethics and integrity of Business and Technical Education. Being a paper presented at a conference on Examination ethics at Ota, Ogun State

Ajani, B. (2006): Attitude of educational agencies to school examination malpractices. The journal of psychology, Vol. I, No. I

Ajayi, T.A. and Ekundayo H.T. (2010): Contemporary issues in educational management, Lagos, Bolabay publications

Akindutire, I.O. (2004): Administration of higher education, Lagos, Sunray press

Akindutire, I.O. (2012): Conduct of examination and examination malpractices. A paper presented at one day: seminar for lecturers in Ekiti State University Sandwich program

Daramola, S. and Oluyeba F. (1992): Incidence and detention of examination malpractice in Nigeria. Public examination is promoting examination ethics, the challenges of s collective responsibility. Exam ethics project publications, Lagos

Eze and Ezeani (1991): Consequences of examination malpractice. Retrieved on the 2nd August 200 from (www.educationalreformofassessment.com)

John B.I., Adegorite S.O. Muraina I.O and Saibu S.O. (2009): Role of academic staff in examination leakage and its effects on science students academic performance, AOCOED journal of education research and development,  Vol. 5 No 1

Mgbekem, S.J.A. (2004): Management of university education in Nigeria, Calabar, Baye communication

Ogunkola B.J. (2002): Instructor expressiveness, student focus of control and cognitive entry behavior as measure of students achievement and attitude towards Biology, Ph.D Thesis, University of Ibadan.

Ogunsanya, T. (2003): The new and widening dimensions of examination malpractices and the effects on the integrity of educational credentials in the West Africans sub-region paper presented at the 12th annual conference on challenges on educational assessment in Africa, Accra Ghana.

Ojulari, S.A (2000): Quality control in teacher education: problems and prospects.

Journal of educational research; vol. 2 No 1

Ojerinde, D. (1996): Promoting examination ethics in Nigeria. The case of National common entrance examination. A paper presented at national conference examination ethics in Lagos.

Yoloye, T.W. (1994): Attitude of some female Nigerian secondary school students towards science and technology. Journal of students in education, Vol. 1 No. 1


LA FEMME AFRICAINE: SYMBOLE

D’UN NOUVEL ORDRE SOCIAL

DANS LES OUVRAGES FRANCO-AFRICAINS.

M. Sefiu SALAMI,

Departement de français,

College of Education,

Ikere Ekiti, Ekiti, Nigeria.

 

Résumé:

L’Afrique a une société patriarcale où les systèmes sociaux et politiques comme encaissetrés dans la tradition et coutume sont en faveur du groupe masculin. Ceci et l’exploitation dont la femme africaine est victime constituent l’une des majeures préoccupations de la littérature africaine d’expression française. Cependant, dans ces dernières années 80, on note l’apparition de nombreux ouvrages dans lesquels les personnages féminins prennent une importance de plus en plus marquée. Cette nouvelle position conteste non seulement le statut-quo mais aussi elle découle des changements de statuts de femme victimes de tous mes maux de cette société africaine praticale. Aujourd’hui, il est qu’elles deviennent l’instrument de progrès et de développement.

Mots clés : Femme africaine, symbole en figure de changement, nouvelle identité de la femme.

Abstract

From ancestral Africa till the present moment, the woman is ever a victim of societal exploitation and oppression. Without giving up, she denounces her condition but furthermore she protests for her emancipation. Thus in several books most especially those authored by women it is noted that female characters are embracing important roles that lead to changes of status: from victim, african woman becomes an insturment of progress and development.

Key words : African woman, symbol of change, new identy for the woman.

 

Introduction

L’Afrique a connu des mutations profondes et tous les états reconnaissent  la légitimité  des droits de la femme et même la nécessité de son émancipation. Mais les lois ne sont jamais efficaces lorsqu’elles ne correspondent pas à la logique des mentalités. Pourtant  l’évolution, les nouvelles orientations et surtout l’éducation ont favorisé une nouvelle évolution d’esprit qui conduit vers un profond changement de la condition de la femme. Par le biais de la littérature, les hommes et  les femmes africains vont s’engager tour à tour dans la voie de la dénonciation du fléau de l’assujettissement de la femme, œuvrer pour son émancipation et de lui créer un nouveau statut. Ce souci de se libérer et d’émanciper la femme se manifestait déjà dans les œuvres écrites par les hommes sensibles à la condition féminine. L’œuvre de Sembène Ousmane, Les bouts de bois de Dieu montre clairement la participation de la femme dans la lutte contre l’oppression pour une vie meilleure. Aussi dans la Nouvelle Romance de Henri Lopes, celui-ci nous montre une jeune fille, Wali, dont le voyage en Europe lui a permis de découvrir la capacité et la valeur de la femme moderne à se positionner au même rang que l’homme. Par le biais de différentes œuvres, on dénonce non seulement la mentalité féodale de l’homme africain mais on valorise le courage et la capacité des femmes africaines de se forger un nouveau statut.

 

1- Femme vue dans  la société traditionnelle

En Afrique l’image de la femme telle qu’elle est toujours présentée dans les œuvres émanant des auteurs du continent et de l’étranger est celle de la femme totalement dominée par l’homme. La femme africaine est de ce fait un sujet de soumission, elle prend part rarement aux décisions, mêmes celles qui concernent sa communauté. En général, la structure sociale accorde de reconnaissance à l’homme qu’à la femme et  par cette mesure la femme est jugée d’être passif, perpétuellement sous la domination du père et après le mari. A titre d’exemple dans le contrat de mariage, les jeunes femmes ne contribuent  presque à rien aux débats des processus qui  aboutissent au mariage proprement dit. Toutes les démarches sont finalisées par les parents, toute fois que le jeune homme est à mesure de payer la dot et de rencontrer d’autres besoins nécessaires, alors le mariage est consommé et la femme devient plus ou moins la possession du mari. Dans l’œuvre du nigerian Chinua Achebe, Le monde s’effondre (1958), le personnage principal Okwonko nous présente un tableau typique de la situation de la femme africaine quand il ordonne sa femme d’héberger un garçon étranger  à la famille avec qui elle n’a aucun lien :

–  Il appartient au clan  il lui dit

– Alors prends  soins de  lui’’

– Est-ce qu’il reste longtemps avec nous.’’

Elle demanda

– Il faut obéir à mes ordres, femme.’’

Okwonko bégaya

– Quand est-ce que tu es devenue l’une

des ndichie de Umofia.’’ (1958:10)

Cette domination masculine, encastrée dans la tradition africaine est une norme typique dans toute l’Afrique. Aujourd’hui, le contact avec les Européens et l’avènement de l’école moderne, avec l’influence culturelle et sociale de l’Occident et de son monde moderne, un changement sensible a commencé à se manifester dans tous les aspects de la vie des Africains, y comprise la condition de la femme. A ce titre Barry (1976:38) souligne que :

Du fait de leur formation, les jeunes ne veulent plus se plier aux règles anciennes, pas plus que les femmes à l’école nouvelle ne veulent se contenter du rôle plus secondaire que la tradition leur réserve.

L’école occidentale avec toute son influence a arraché la nouvelle génération africaine des us et coutumes traditionnelles. Ainsi, la plus part des écrivains africains embrassent le féminisme dont l’ultime but, selon Haralambos et Harnon (2000) est de mettre  fin à la domination male et de débarrasser la  société du chauvinisme des hommes.

2- Dénonciation du statut de la femme

Tout d’abord, les écrivains des années soixante comme Mongo Beti, Ahmadou Kourouma  et tant d’autres utilisent des personnages féminins qui subissent leurs conditions de femmes assujetties, sans aucun esprit de révolte. A travers ces personnages, on note que la femme africaine considère la vie avec fatalisme, elle est exhortée à la patience, à l’endurance et parlant elle est victime de tous les actes nocifs de la société  comme l’excision, la polygamie ou même le mariage forcé. A titre d’exemple dans Les soleils des indépendances d’Ahmadou Kourouma, Salimata, la malheureuse femme de Fama est d’abord victime de l’excision et du viol, ensuite de la polygamie.

Toujours dans ce cadre mention peut être faite de Perpétue ou l’habitude de Malheur de Mongo Beti.  Dans ce roman l’écrivain nous fait la peinture de la condition de Perpétue, jeune lycéenne qui voit ses études interrompues et rêves brisés. Elle se retrouve du jour au lendemain marié à Edouard, un homme avec qui elle n’a à peine aucun lien. D’une façon générale, ces dénonciations par les écrivains hommes sont des signes visibles de l’exercice d’une domination masculine sans appel.

Contrairement à cette peinture de douceur et de tendresse faite de la femme, les années quatre-vingt ont vu venir sur scène des femmes écrivains comme Werewere Liking, Aminata Sow Fall, Calixthe Beyala pour n’en citer que celles-ci, représentantes du combat féministe.  Chez elles  le thème de la femme et de sa condition prend une importance de plus en plus marquée et reflète la représentation que la femme se fait d’elle-même, la confiance en soi, si mal assurée auparavant.

Plus libérée à l’égard d’une tradition abusive, elle manifeste, milite et elle se détache de la pudeur qui faisait les délices de l’éducation traditionnelle. Cet affranchissement ne connait pas de limite, comme la remarque l’universitaire américaine Irene Assiba d’Almeida (1994:50)

Il ne s’agit plus de parler du corps morcelé de la femme, de son corps en souffrance. Les femmes abordent librement le domaine de la sexualité. Le désir féminin, le plaisir, la jouissance sont maintenant des sujets qui ont acquis droit de cité sous la plume des femmes comme Calixthe Beyala, Aminata Sow Fall, Veronique Tadjo.

Du fait de leur orientation, ces jeunes féministes et les personnages dont  elles font la peinture ne veulent plus se plier aux règles anciennes.

3- Rébellion ou nouvelle identité de la femme africaine

Se désemparant du sentiment d’infériorité et de doute de soi, la nouvelle femme africaine veut égaler l’homme sur le terrain social, économique, politique, professionnel  et surtout jouir de la même liberté. Alors la femme se fait une nouvelle image qui est surtout promue par les femmes écrivains  telles  Flora Nwapa, Calithe Beyala, Fatou Keita. Cette nouvelle image sans doute influencée par les contacts avec le monde extérieur à travers les livres, l’éducation, les rencontres internationales doit absolument s’opposer à la domination masculine. Consciente de  sa capacité, cette nouvelle femme se décolle totalement du monde de la femme recluse, résignée, dominée et prend l’initiative du changement que doivent accueillir les temps nouveaux. Dans ce cadre, l’acte héroïque et historique de la Grande Royale dans L’Aventure ambigüe (1972 de Cheikh Hamidou Kane vient à l’esprit. Cette femme qui est aussi la sœur du roi a secoué l’ordre traditionnel et s’est investi  d’un pouvoir et d’une intelligence qui est l’apanage des hommes.

J’ai fait une chose qui ne nous plait pas et qui n’est pas dans nos coutumes. J’ai demandé aux femmes de venir aujourd’hui à cette rencontre. Nous autres Diallobé, nous détestons cela, et à juste titre, car nous pensons que la femme doit rester au foyer. Mais  de plus en plus, nous aurons à faire des choses que nous détestons, et qui ne sont pas dans nos coutumes. C’est pour vous exhorter à faire une de ces choses que j’ai demandé de vous rencontrer aujourd’hui. (1972:56)

Cette femme qui a perçu pour son people les avantages de l’enseignement venu de l’Occident cherche à convaincre ses compatriotes.

Je viens vous dire ceci: moi Grande Royale, je n’aime pas l’école étrangère. Je la déteste.

Mon avis est qu’il faut envoyer nos enfants Cependant. (1972:56)

Cette action de la Grande Royale a servi de guide à la communauté entière quand celle-ci vacille entre la peur  et le doute de ce que la nouvelle école occidentale symbolise. Ce type de libération et de prise de position est aussi noté dans Rebelle (1998), œuvre écrite par l’Ivoirienne Fatou Keita. Dans ce roman les thèmes de l’excision, du mariage forcé et de la polygamie offrent l’occasion de faire le procès en règle de la tradition. De ce fait de son refus de se soumettre à l’épreuve de l’excision, Malimouna a heurté de front les anciens et les croyances qu’ils sauvegardent. C’est sur ce ton de rébellion que démarre le désir de la jeune fille de s’affranchir des abus de la tradition. Une fois en conversation avec sa mère, elle condamne l’excision dans ces termes:

Je ne veux pas passer cette épreuve,

déclara Malimouna.

Matou jeta l’éventail qu’elle tenait, et se leva

d’un bond.

Maudite fille! De qui parles- tu?

Tu veux que nous soyons la rusée de tout

le village? (1998: 15)

Il est à noter à cet effet la précocité de sa position de rebelle  par rapport à la tradition. Pour se libérer d’un mariage pour lequel elle  est moins préparée et surtout pour ne pas découvrir son statut de non circoncis à tout le monde Malimouna se montre plus forte et  prend l’initiative du  changement. Son mouvement du  village vers la ville symbolise non seulement un changement physique mais aussi un changement de mentalité. Elle profite de cette évolution pour améliorer sa situation de femme victime. On décèle chez elle cette ambition de changer non seulement sa situation, mais aussi celle des autres  consœurs qui sont dans la même situation. L’illustration suivante montre bien le désir de Malimouna.

Elle souhaitait s’inscrire dans quelques mois dans un institut D’Etudes Sociales. Celui qui se trouvait non loin de chez elle lui Semblait le mieux indiqué pour apprendre le métier qui lui Permettait d’atteindre son but: aider les femmes. C’était les trois mots qu’elle avait lancés lorsque Phillip Blain, le Directeur de l’Institut lui avait demandé quelles étaient ses ambitions                 (1998:124).

Les abus et les exploitations notés dans l’œuvre, on peut en effet penser que Malimouna est éminemment victime. Cependant, la combinaison de ces maux lui a permis de faire triompher son courage. Elle, qui au départ, est faible et écrasée, arrive à faire face à ses problèmes et à  les surmonter au prix d’un effort personnel.

Le nouveau combat qu’engage la femme dépasse la simple revendication de l’égalité des sexes. On assiste à une sorte d’élargissement du statut social de la femme, non plus une victime désarmée et résignée à la tradition mais elle devient un instrument du progrès global. Dans cette perspective La grève des battu (1979) d’Aminata Sow Fall constitue aussi une peinture typique de personnage féminin dont l’action triomphante bouscule l’ordre traditionnel des choses. A l’inverse de la Grande Royale  (L’aventure ambigüe) qui est la sœur du chef des Diallobé, c’est à dire une princesse, Salla Niang dans La grève des battu est une mendiante. Mais sa prompte contribution aux débats devient un enjeu politique majeur qui va bouleverser la structure habituelle qui faisait des mendiants des sous- hommes. Dans la confusion qui suit le meurtre de l’un des mendiants par les agents du service de l’assainissement et de l’ordre, Salla Niang a pris la parole et a persuadé ses confrères et consœurs de boycotter la ville et de rester en lieu pour recevoir l’aumône si nécessaire pour leur survie. A cet égard elle affirme :

Maintenant mes amis l’heure du choix a sonné. Mener une vie de chien, être poursuivi, traquer et  matraquer ou vivre en homme. La raison de vivre de Gorgui  Diop a toujours été de mettre la gaité dans le cœur des gens  mais ces fous ne savent que c’est la gaité.  Puisque Gorgui Diop n’a pas été épargné, lui qui faisait  rire, personne ne sera épargné. Alors maintenant les  sorties en catimini finies, les courses effrénées finies,  plus d’angoisse et de peur. Restons tous ici ! Vous entendez, restons ici ! Nous leur sommes utiles comme l’air qu’ils  respirent. Quel est le patron qui ne donne pas la charité pour rester éternellement patron ? Quel est le malade, réel ou imaginaire, qui ne croit pas que ses troubles disparaitront en même temps que l’aumône sortira de  ses mains ? (1979 :53-54)

A travers des personnages comme la Grande Royale, Malimouna et enfin Salla Niang, les différents auteurs notamment Cheikh Hamidou Kane et Aminata Sow Fall s’affirment comme des écrivains africains qui s’ouvrent aux perspectives nouvelles. Ils affichent une volonté de changement en embrassant les stratégies de changement de mentalité qui peuvent assurer une certaine mesure de développement équitable entre homme et femme. A  l’image des personnages féminins des œuvres étudiées, la femme nigériane devrait aussi participer au processus de transformation nationale par les biais de l’éducation, l’exercice d’un métier et la participation aux activités politiques.

L’éducation ouvre aux perspectives nouvelles comme l’a démontré l’expérience de Malimouna dans Rebelle. On peut mettre sur le compte de sa formation l’initiative qu’elle prend de quitter le choix que le mari veut l’imposer. Du fait de son évolution et de sa découverte, cette femme se libère de l’étreinte de la société qui veut que la femme accepte tous les maux auxquels elle est soumise dans le foyer conjugal. Tout comme l’éducation, la création de l’accessibilité d’emploi et de revenue au profit des femmes est un autre moyen par lequel  la femme  assujettie peut  s’émanciper.  Elle permettra à la femme de se libérer de la tutelle absolue et permanente du mari et elle sera à mesure de voler de ses propres ailes. Bien sûr l’éducation, l’emploi et les revenus offrent à la femme une relative liberté. Mais la participation adéquate à l’exercice du pouvoir politique devient un enjeu politique majeur,  qui peut  bouleverser les structures habituelles qui anéantissent l’épanouissement de la femme. A cet égard Anita  Anand  (1988) remarque :

Les bonnes paroles en faveur de l’égalité de participation des femmes dans les circuits de pouvoir à dominance masculine sont fort peu entrées dans les faits. La répartition des pouvoirs n’est équitable qu’entre les hommes et non avec les femmes.

Ceci est, d’autant plus vrai que les femmes se mettent à l’écart des instances politiques qui traitent de leur condition. Alors pour une transformation et une évolution sérieuses, les femmes africaines en général et les nigérianes en particulier doivent sortir de leur coquille, cultiver l’habitude de s’organiser en associations, en groupe de pressions très influentes.

 

Conclusion

Aujourd’hui, les femmes se comptent à plus de 50% de la population du continent. A cet effet, une évolution et un développement sérieux ne peuvent être réalisés sans l’amélioration de la condition de la femme et de l’égalité des chances dont les représentations institutionnelles. La transformation de la société passe par le changement des individus et des mentalités. Alors,  les femmes pourront  bâtir une cohésion et une solidarité remarquables qui seront les bases des structures  de transformations sociales et politiques. Ainsi, en Afrique plus qu’ailleurs la femme doit être prise en compte dans le processus de développement tels que l’éducation, l’exercice d’un métier et la participation et  la contribution aux activités sociales et politiques de son environnement.

 

Références

Achebe, C. (1958) : Le monde s’effondre. London : Heinemann.

Anand, A. (1988) : femme et développement. Paris : Harmattan

5-7 rue de l’école  polytechnique, 75005.

Barry, M. (1986): Africa: problems in the transition to socialism. London: Zed Books.

D’Almeida, I. A. (1994): Femmes? Féministe? Les romancières africaines face au féminisme” Notre Librairie. Numéro 117 Avril- Juin, P 50.

Fall, A.S. (1979) : La grève des battu. Dakar: Nouvelles Editions Africaines.

Kane, C. H. (1972) : L’aventure ambigüe. Paris : Edition 1018.

Keita, Fatou. (1998) : Rebelle. Abidjan: Nouvelle Edition Ivoirienne, B.P. 1818.

Kourouma, H. (1970) : Les soleils des indépendances. Paris: Edition Seuil.

Haralambos, M. Holborn, M. (2000): Sociology: themes and perspectives. London : Collins Educational

Lopes, H. (1990): La nouvelle romance. Paris: Edition du Seuil.

Ousmane, Sembene. (1971): Les bouts de bois de Dieu. Paris : Press Pocket.